‹ La Légende dorée de Jacques de Voragine; nouvellement traduite en francais, avec introduction, notices, notes et recherches sur les sources (volume 2)Chapitre 45 sur 57 · SAINT MARCELLIN, PAPE · texte numérisé non relu

SAINT MARCELLIN, PAPE

Marcellin gouverna l'Eglise romaine neuf ans et quatre mois. Il fut pris par l'ordre de Dioclétien et de Maximien et conduit pour sacrifier. Comme il n y voulait pas consentir et qu'alors il avait à s'attendre de souffrir divers supplices, cédant à la peur du tourment, il mit deux grains d'encens dans le sacrifice **. La joie des infidèles fut grande, mais une tristesse immense s'empara des fidèles. Toutefois les membres sains reprennent de la vigueur sous un chef affaibli et comptent pour rien les menaces des princes. Alors les fidèles viennent trouver le souverain Pontife et lui adressent de graves reproches. Marcellin voyant cela se soumit au jugement d'un concile des évéques ***. A Dieu ne plaise, dirent-ils, qu'un souverain pontife soit

un miracle que le texte latin ne fournit pas, et que nous copions :

(« Si cùc unç^autre chevalier chevauchoist tout arme dessus, uni:^ pont, le cheval cheul sur le pont, et le chevalier cheul oih parfont de leaue en bas. Et si côme il vit qu'il nistroit iamais. de la par force ppre, il reclama le benoit Marc : et le sainc^ luy tendit une lance et le mist hors de leaue et doncqs il vî f a Venise et racôta le miracle et acôplil son vœu devolemét. »> * « Voici l'interpretaliô du nom sait Marcellin, qui ne se trouve pas dans le texte latin :

K( Marcellin vault autant adiré cùme amaigrissant : car il amai&^rit le fust dur de sa charnelete ou vaull autât adiré côe amaigri par paourdu fust du tirAl. »

** Anastase le Bibl., Vit, Pont., xxx ; — Bréviaire romain', — Epitre du pape Nicolas I^r à Michel, empereur de C. P, A Sessa en Campanie, ou Sinuesse.

Page 1