BIENHEUREUX JACQUES DE YARAZZE
(tm VOEAGINE)
De Unis les livres que nous a légués le moyen âge» un des plus recherdiés et des mieux accueillis foi, de l'aveu de tous, la Légende dorée*. Les manuscrits qu'en possèdent les bibliothèques publiques et parti* culières sont innombrables, et exécutés pour la plupart avec un luxe d'ornementation et un soin qui prouvent incontestablement le mérite dont jouissait l'ouvrage de Jacques de Varazze, archevêque de Gènes, au xni* siècle (1230-1298). Les éditions données par l'imprimerie, dans toutes les langues, sous tous les
* Le mot Légende a toujours signifié sujet de lecture, jusqu'au moment où une science quelconque Ta traduit par con/6,/'a6/6. Il y a toutefois un aveu bon à recueillir et dont il faut prendre acte. En parlant d'Augustin Thierry, la Revue des Deua>-Mondes dit que, dans les Légendes du moyen âge, « il y trouvait la vÉRiTABLB msTOiRB, ct il avait raison : car la Légende est la tradition vivante, et trois fois sur quatre, elle est plus vraie que l'histoire. »