‹ La Légende dorée de Jacques de Voragine; nouvellement traduite en francais, avec introduction, notices, notes et recherches sur les sourcesChapitre 32 sur 73 · II · texte numérisé non relu

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acquéraient une telle vertu que beaucoup d'infirmes qui en faisaient usage étaient guéris. Cette Hémorrhoïsse que le Seigneur guérît, saint Ambroîse dît* que ce fut sainte Marthe. Saint Jérôme de son côté rapporte, et VHiaioire triparlile confirme **, que Julien Tapostat fit enlever la statue élevée par THémorrhoTsseet y substitua la sienne; mais la foudre la brisa. Or, le Seigneur révéla un an d'avance à sainte Marthe le moment de sa mort : et pendant toute cette année, la fièvre ne la quitta point. Huit jours avant son trépas, elle entendit les chœurs des anges qui portaient l'âme de sa sœur au ciel. Elle rassembla de suite sa communauté de frères et de sœurs : « Mes compagnons et très doux élèves, leur dit-elle, je vous en prie, réjouissez-vous avec moi, parce que je vois les chœurs des anges portant en triomphe l'âme de ma sœur au trône qui lui a été promis. O très belle et bienaimée sœur ! vis avec ton maftre et mon hôte dans la demeure bienheureuse! » Et aussitôt sainte Marthe, pressentant sa mort prochaîne, avertit ses gens d'allumer des flambeaux autour d'elle et de veiller jusqu'à son trépas. Au milieu de la nuit qui précéda le jour de sa mort, ceux qui la veillaient s'élant laissé appesantir par le sommeil, un vent violent s'éleva et éteignit toutes les lumières, et la sainte qui vit une foule d'esprits malins, prononça cette prière : « 0 Dieu, mon père, mon hôte chéri, mes séducteurs se sont rassemblés pour me dévorer ; ils tiennent écrites à la main

* Sermon XL\'I.

*■ Li!). VI, c. xLi.

les méchancetés que j'ai commises : mon Dieu, ne vous éloignez pas de moi, mais venez à mon aide. » Et voilà qu'elle vit sa sœur venir à elle ; elle tenait à la main une torche avec laquelle elle alluma les flambeaux et les lampes : et tandis qu'elles s'appelaient chacune par leur nom, voici que J.-C. vint et dit : w Venez, hôtesse chérie, et où je suis, vous y serez avec moi. Vous m'avez reçu dans votre maison, et moi je vous recevrai dans mon paradis ; ceux qui vous invoqueront, je les exaucerai par amour pour vous. » L'heure de sa mort approchant, elle se fit transporter ^^hors, afin de pouvoir regarder le ciel ; et elle or- ^ionna qu'on la posât par terre sur de la cendre ; ensuite qu'on lui tint une croix devant elle : et elle fit celle prière : « Mon cher hôte, gardez votre pauvre petite ser\'ante ; et comme vous avez daigné demeurer ^^*ec moi, recevez-moi de même dans votre céleste ^temeure. » Elle se fit ensuite lire la Passion selon ^*nt Luc, et quand on fut arrivé à ces mots : « Mon père, je remets mon âme entre vos mains », elle rendit 'esprit. Le jour suivant qui était un dimanche, comme on célébrait les laudes auprès de son corps, vers l'heure de tierce, Notre-Seigneur apparut à saint Front qui célébrait la messe à Périgueux, et qui, après Tépître, s'était endormi sur sa chaire : « Mon cher Front, lui dit-il, si vous voulez accomplir ce que vous avez autrefois promis à noire hôtesse, levez-vous vite et suivez-moi. » Saint Front ayant obéi à cet ordre, ils vinrent ensemble en un instant à Tarascon où ils chantèrent des psaumes autour du corps de sainte Marthe et firent tout l'office, les autres leur répondant ; en-

suite ils placèrent de leurs mains son corps dans le tombeau. Mais à Pérîgueux, quand on eut terminé c^* qui était à chanter, le diacre qui devait lire l'évangile, ayant éveillé Tévéque en lui demandant la bénédiction, celui-ci répondit à moitié endormi : « Mes frères, pourquoi me réveillez- vous? Notre-Seigneur J.-^C. m'a conduit où était le corps de Marthe, son hôtesse, et nous lui avons donné la sépulture : envoyez-y vite des messagers pour nous rapporter notre anneau d'or et nos gants gris que j'ai ôtés afin de pouvoir ensevelir le corps, je les ai remis au sacriste et les ai laides par oubli, car vous m'avez éveillé si vile ! » On envoya donc des messagers qui trouvèrent tout ainsi que Tévéque avait dit ; ils rapportèrent l'anneau et un seul gant, car le sacriste retint l'autre comme preuve de ce qui s'était passé. Saint Front ajouta encore : « Comme nous sortions de l'église après l'inhumation, un frère de ce lieu, qui était habile dans les lettres, nous suivi( pour demander au Seigneur de quel nom il l'appellerait. Le Seigneur ne lui répondit rien, mais il lui montra un livre qu'il tenait tout ouvert à la main, dans lequel rien autre chose n'était écrit que ce verset : « La « mémoire de mon hôtesse qui a été pleine de juslict? « sera éternelle; elle n'aura pas à craindre d'entendre « des paroles mauvaises au dernier jour (Ps. m). » Le frère, qui parcourut chaque feuillet du livre, y trouva ces mots écrits à chaque page. Or, comme il s'opérait beaucoup de miracles au tombeau de sainte Marthe, Clovis, roi des Francs, qui s'était fait chrétien et qui avait été baptisé par saint Remy, souffrait d'un grand mal de reins ; il vint donc au tombeau de la sainte et

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y oblinl une entière guérison. C'est pourquoi il dota ce lieu, auquel il donna une terre d'un espace de trois imlles à prendre autour sur chacune des rives du Rhône, avec les métairies et les châteaux, en affranchissant le tout. Or, Martille, sa servante, écrivit sa vie; ensuite elle alla dans TEsclavonie où, après avoir prêché Tévangîle, elle mourut en paix dix ans après le décès de sainte Marthe,

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Abdon et Sennen souffrirent le martyre sous l'empereur Dèce, qui, après avoir soumis la Babylonie avec d'autres provinces, et y avoir trouvé des chrétiens,les emmena avec lui à la ville de Cordoue où il les fit mourir par différents supplices. Deux vice-rois, Abdon et Sennen, prirent leurs corps et les ensevelirent. On les accusa de cette action auprès de Dèce qui les fit comparaître devant lui. On les chargea de chaînes et on les conduisit à Rome, où ils comparurent devant l'empereur et devant le Sénat; on leur dit qu'ils avaient ou à sacrifier et qu'alors ils rentreraient libres dans leurs états, ou à se voir condamnés à être la pâture des bêtes féroces. Ils ne manifestèrent que du mépris pour les idoles sur lesquelles ils crachèrent; après quoi ils furent traînés à Tamphithéâtre où on lâcha sur eux deux lions et quatre ours, qui, loin de

* Bréviaire romain. Ce récit est conforme aux actes publics par les Bollandistes.

toucher ces saints^ en furent même les gardiens. On les fit donc mourir par le glaive, après quoi on leur lia les pieds et on les traîna jusqu'à l'idole du soleil devant laquelle on les jeta. Au bout de trois jours, le sous-diacre Quirinus vint les recueillir et les ensevelit dans sa maison. Ils souffrirent vers Tan du Seigneur 253. Du temps de Constantin, ces martyrs révélèrent oi^i étaient leurs corps que les chrétiens transférèrent dans le cimetière de Pontieu. Par leur mérite Dieu y accorde de nombreux bienfaits au peuple.

Germain vient de germe, et ana, qui veut dire en haut, c'est donc un îçerme d'en haut. On trouve en effet trois qualités dans le blé qui germe, savoir une chaleur naturelle, une humidité nutritive, et un principe de semence. De là vient que saint Germain est appelé une semence en germe : car il posséda une chaleur produite par l'ardeur de son amour, une humiditr qui développa sa dévotion, et un principede semence puisque, par la force de sa prédication, il engendra beaucoup dt' monde à la foi et aux bonnes mœurs. Le prêtre Constantin écrivit sa vie qu'il adressa .^ saint Cinsurius, évèque d*Auxcrre *.

Germain naquit à Auxerre d'une famille des plus nobles. Après de lon^^ues études consacrées aux arts libéraux, il partit pour Rome afin de se former à la science du droit. Il s'y acquit tant de considération

* Héricus, moine d'Auxerre, a écrit sa vie en vers et ses miracles en prose.

^vie le Sénat l'envoya dans les Gaules pour remplir «es fonctions de gouverneur de toute la Bourgogne. **^ Auxerre qu'il affectionnait, il possédait, au milieu ^G la ville, un pin aux branches duquel il suspendait, pour qu'on les admirât, les têtes des bé tes fauves tuées P^F lui à la chasse. Mais saint Amateur, évéque de ^cite ville, le gourmandait souvent de cette vanité, et '*'*' conseillait même de faire abattre cet arbre dans la ^''^inle de quelque mauvais résultat pour les chrétiens. ^^> Germain n'y voulait absolument pas consentir. -^^is un jour qu'il était absent, saint Amateur fit ^<^uper et brûler ce pin. Quand Germain Tapprit, il ^^i>lia les sentiments que lui inspirait la religion ^*"^tienne et revint à la ville avec des soldats, dans ^ clessein de faire mourir l'évéque : mais celui-ci, qui ^ ^"^^ît appris par révélation que Germain devait un jour ^^ succéder, céda devant sa fureur et gagna Autun. ^Vi après, il revint à Auxerre et ayant attiré Germain ^'•^s l'église, il le tonsura en lui prédisant qu'il devait ^ ^^« son successeur. Ce qui eut lieu : car quelque temps ï^rès l'évéque mourut en saint et le peuple demanda ^ ^unanimité Germain pour évéque. Il distribua tous ^^s biens aux pauvres, traita sa femme comme si elle ^^t été sa sœur, et pendant trente ans, il mortifia tellement son corps que jamais il n'usa de pain de froment, ni de vin, ni d'huile, ni de légumes, ne mangeant même rien qui fût accommodé avec du sel. Deux fois /'an cependant, savoir : à Pâques et à Noël, il prenait du vin, encore il y mêlait tant d'eau qu'il n'y avait plus goût de vin. Il commençait ses repas en prenant d'abord de la cendre ; ensuite il mangeait du pain d'orge.

Son jeûne était continuel, car il ne mangeait jamais que sur le soir. L'été comme l'hiver, il avait pour tout vêtement un cilice et une coule. El quand il ne lui arrivait pas de donner cet habit à quelqu'un, il le portait jusqu'à ce qu'il fût tout usé et en lambeaux. Les ornements de son lit, c'était la cendre, un cilice et un sac : il n'avait pas de coussin pour tenir sa tête plus élevée que les épaules, mais toujours dans les gémissements, il portait à son cou des reliques des saints ; jamais il ne quittait son vêtement, rarement sa chaussure et sa ceinture. Tout dans sa conduite était au-dessus des.forces d'un homme. Sa vie fut telle en effet qu'il eût été incroyable de la concevoir sans miracles ; mais ils furent si nombreux qu'on les croirait imaginés à plaisir, si les mérites qu'il avait acquis n'avaient précédé ces prodiges.

Un jour qu'il avait reçu l'hospitalité dans un endroit, il fut étonné de voir, après le souper, apprêter la table, et il demanda pour qui on préparait un second repas. Comme on lui disait que c'était pour les bonnes femmes qui voyagent pendant la nuit, saint Germain prit la résolution de veiller celte nuit-là; et il vit luie foule de démons qui venaient se mettre à table sous la forme d'hommes et de femmes. Il leur défendit de s'en aller, réveilla tous les membres delà maison et leur demanda s'ils connaissaient ces personnes. On lui répondit que c'étaient tous les voisins et voisines ; alors en commandant aux démons de ne pas s'en aller, il envoya au domicile de chacun d'eux, et' on les trouva tous dans leur lit. Saint Germain les conjura ; et ils dirent qu'ils étaient des démons qui se

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jouaient ainsi des hommes. En ce temps-là, florissait le bienheureux saint Loup, évêque de Troyes. Quand Attila attaquait cette ville, le bienheureux Loup lui demanda de dessus la porte à haute voix qui il était pour venir fondre ainsi sur eux. « Je suis, lui répondit-il, Attila, le fléau de Dieu. » L'humble prélat lui répliqua avec gémissement : « Et moi je suis Loup ; hélas I je ravage le troupeau de Dieu et j'ai besoin d'être frappé par le fléau de Dieu. » Et à l'instant il fit ouvrir les portes. Mais Dieu aveugla les ennemis qui passèrent d'une porte à l'autre, sans voir personne et sans faire aucun mal. Le bienheureux Germain prit avec lui saint Loup et partit pour les îles Britanniques où pullulaient les hérétiques; et comme ils étaient sur la mer, une tempête extraordinaire s'élevaj; mais à la prière de saint Germain, il se fit aussitôt un grand calme. Ils furent reçus avec de grands honneurs par le peuple ; leur arrivée avait été annoncée par les démons que saint Germain avait chassés des obsédés. Après qu'ils eurent convaincu les hérétiques, ils retournèrent en leur propre pays.

Germain était couché malade dans un endroit, quand soudain un incendie embrasa toute la bourgade. On le priait de se laisser emporter pour échapper à la flamme, mais il voulut rester exposé à l'incendie, et le feu, qui consuma tout à droite et à gauche, ne toucha pas à l'habitation où II se trouvait. Comme il retournait une seconde fois en Bretagne pour confondre les hérétiques, un de ses disciples, qui l'avait suivi en toute hâte, tomba malade à Tonnerre et y mourut. Saint Germain, revenant sur ses pas, fit ouvrir le se-

pulcre et demanda au mort, en Tappélant par sorinom, ce qu'il faisait, s'il désirait encore combattra avec lui. Celui-ci se leva sur son séant et répondit qu'il goûtait des douceurs infinies et qu'il ne voulait pas être rappelé désormais sur la terre. D'après le consentement que lui donna saint Germain de rester dans le repos, il déposa sa tête et se rendormit de nouveau dans le Seigneur *. Pendant le cours de ses prédications, le roi delà Bretagne lui refusa l'hospitalité aussi bien qu'à ses compagnons. Le porcher du roi, qui revenait de faire pattre ses bétes, en rapportant à sa chaumière des provisions qu'il avait reçues au palais, vit le bienheureux Germain et ses compagnons accablés de faim et de froid ; il les accueillit avec bonté dans sa maison, et commanda qu'on tuât pour ses hôtes le seul veau qu'il possédât. Après le souper, saint Germain fit disposer tous les os du veau sur sa peau et à sa prière le veau se leva tout aussitôt. Le lendemain, Germain se hâta de se rendre chez le roi et lui demanda avec force pourquoi il lui avait refusé l'hospitalité. Le roi grandement saisi ne put lui répondre ; alors G/ermain lui dit : « Sors et cède le royaume à meilleur que toi. » Et par un ordre qu'il reçut de Dieu, Germain fit venir le porcher avec sa femme et en présence de la multitude étonnée, il le constitua roi ; et depuis lors ce sont les descendants du porcher qui î^ouvernentla nation des Bretons**. Les Saxons étaient en guerre avec les Bretons et se voyaient inférieurs

* Héricus, moine d'Auxerre, qui a écril la vie et les miracles du saint.

** Ibid., c. VI 11.

<^n nombre, ils appelèrent alors les saints qui passaient parla; ceux-ci les instruisirent et tous accoururent à i'envi pour recevoir le baptême. Le jour de Pâques, transportés par la ferveur de leur foi, ils jettent leurs urines décote et se proposent de combattre avecgrand <"ourage; les ennemis, à cette nouvelle, se ruent avec audace contre des gens désarmés; mais Germain, qui *^® tenait caché avec les siens, les avertit tous, que ^uand il crierait lui-même Alléluia, ils lui -répondissent ensemble en poussant le même cri. Et quand ils ^^urentfait, une terreur tellement grande s'empara des ^•^ixemis qui se précipitaient sur eux, qu'ilsjetèrent *e^i*s armes, dans la persuasion que non seulement les '^oritagnes, mais encore le ciel s'écroulaient sur leur ^^^ ; alors ils prirent tous la fuite*. Une fois qu'il pas- J^*t, par Âutun, il vint au tombeau de saint Cassien,

^ ^<jue, auquel il demanda comment il se trouvait. Ce- ^^^ci lui répondit de son cercueil ces mots qui furent

'^^«ndusde tous les assistants: a Je jouis d'un doux ^^^os, et j'attends la venue du rédempteur. » EtGer- ^^Hin lui dit : « Reposez encore longtemps en J.-C, et ^^^tercédez pour nous avec ferveur, afin que nous mé- ^Uions d'obtenir les joies de la sainte résurrection. » A. son arrivée à Ravenne, il fut reçu avec honneur par l'impératrice Placidieetpar son fils Valentinien. Quand vint l'heure du repas, la reine lui envoya un magnifique vase d'argent rempli de mets exquis ; il le reçut, mais ce fut pour distribuer les mets à ceux qui raccompagnaient et pour donner aux pauvres l'argent du

Ibid.

vase qu'il garda par devers lui. Pour tenir Heu de présent, il envoya à Timpératrice une écuellede boisdans laquelle était un pain d'orge ; ce qu'elle reçut de bonne grâce et dans la suite elle fit enchâsser cette écuelle dans de l'argent.

Une fois encore, Timpéralrice l'invita à un dtner que le saint accepta avec bonté. Or, comme il était exténué par les jeûnes, la prière et les travaux, il se fit conduire sur un âne depuis son logement jusqu'au palais : mais pendant le repas, l'âne de saint Germaini mourut. La reine, qui l'apprit, fit offrir à l'évêque ur cheval extrêmement doux. Quand le saint l'eut vu, ià dit : « Qu'on m'amène mon âne, parce que, comm^ il m'a amené, il me remènera. » Et allant vers ■ cadavre : « Lève-toi, dit-il, âne, retournons au logis. Aussitôt l'âne se leva, se secoua, et comme s*" n'avait éprouvé aucun mal, il porta Germain à scii hôtellerie. Mais avant de sortir de Ravenne, Germa prédit qu'il n'avait plus longtemps à rester sur terre. Peu de temps après, la fièvre le saisit et j septième jour il s'endormit dans le Seigneur : soi corps fut transporté dans les Gaules, selon qu'il l'ava/demandé à l'impératrice. 11 mourut vers l'an du Seigneur 430.

Saint Germain avait promis à saint Eusèbe de consacrer à sa place, quand il reviendrait, une église que le saint évoque de Verceil avait fondée. Mais quand il eut appris le trépas du bienheureux Germain, saint Eusèbe fit allumer des cierges pour consacrer lui-même son église. Or, plus on les allumait, plus ils s'éteignaient. Eusèbe comprit par là que la dédicace devait

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