‹ La Légion d'honneurChapitre 130 sur 209 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

ments et culbuté les tl*6uped de Barclay de ToUy, qui les défendaient. La réussite de ce coup hardi avait eu des résultats décisifs. Le général Durùtte fut créé comte de l'empire.

Aux yeux de l'ahmée, le don de la Légion d'hon** neur ne passait point pour une récompense qui pût être assimilée à ravancement de grade. Elle emportait avec elle une signification chevaleresquei Il fallait de toute nécessité compléter les cadres sans lesquels aucun ordre ne peut régner dans \éi corps. La Légion d'honneur n'était point obliga-» toire, et l'empërteur pouvait se dispenser de Id donner. Le soldat français, rempli d'intelligence^ avait saisi d'une manière admirable cette distino»* tion; nous en montrerons la preuve un peu plus lard.

T>eputs la fin de l'année i8ia jusqu'au premiét* juillet i8i3, la Légion d'honneuravait perdu quatre grands aigles e les généraux Baraguey d'Hilliers , Gudin^ le maréchal Bessières et le maréchal du palaià Duroc L'empereur ne conféra qu'iin seul de ces grands cordons : il fut donné au comte Mollieh^ ministre du trésor public.

Nous avons vu que Napoléon avait répondu d'une manière négative à la demande que le maréchal Ney avait faite de la croix de grand officier en faveur de Souham, le lendemain de Lutzen. Ce général ne se laissa point décourager : il montra la même vigueur à la bataille de Bautzen,et l'empereur cette fois, sans y être excité, nomma à l'instant même Soufaam grand officier. La même récompense fut

accordée au général Heudelet et au général Frauquemonty qui commandait la division wurtembergeoise.

On nomma commandants delà Légion d'honneur les généraux Simmer, Lanusse, Rottembourg, Desveaux Saint-Maurice, Buquet, Justin Lafitte, Pourailly, Lepin, Soulier, Husson, Penne, Berkheim et Charrière.

Les colonels Cambronne, Christiani , Poret de Morvan, Flamand , Sénécal , Robillard, Bressand, furent également nommés commandants de Tordre. Le colonel More], du a 5^ léger, fut nommé commandant à cause de sa brillante conduite à Baulzeu, bien qu'il ne fût pas officier de l'ordre, exception fort rare.

Parmi les nominations d'officiers dans la Légion d'honneur, nous citerons les généraux Gressot, Pire, Devilliers, Ferrières, Bruno;

Monier, colonel du lo^ hussards; Christophe, colonel du 5e cuirassiers ; Mermet, colonel du 19^ dragons; Deschamps, colonel du 4^ lanciers; La* bédoyère, colonel du 1 1 a^ ; le colonel Lachaise et le chef d'escadron Jacqueminot, aides de camp du maréchal Oudinot. Le colonel de Cramayel aide de camp du maréchal Macdonald.

L'empereur consacra un nombre assez considérable de croix de la Légion d'honneur destinées à être distribuées par régiment. Il voulut surtout que quelques-unes de ces décorations fussent données à de jeunes soldats, sans tenir compte des années de service ; on ex^eait seule-

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