‹ La Légion d'honneurChapitre 160 sur 209 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

créa lion, que Tâge avait appesantis, revêtus de leur ancien uniforme, prendre rang parmi les jeunes soldats. Nous citerons encore un acte de dévouemeut qui eut lieu à cette époque: c'est en mettant en lumière des traits semblables que l'écrivain travaille à la grandeur d'une nation.

Le général Gros, ancien colonel des grenadiers de la garde, avait pris sa retraite après la campagne de Russie; la gravité de ses blessures l'y avait contraint. Six mois après, il s'offrit de luimême pour conduire à l'armée des bataillons de conscrits: i\ le<f mena au feu durant la campagne de Saxe; il fut blessé trois fois à Dresde, à Pirna et à Leipsick; il dut prendre sa retraite une seconde fois en novembre i8i3. Mais, en apprenant que les alliés avaient franchi le Rhin, le général Gros, ayant encore ses plaies bandées, accourut à Ch&lons, demanda au maréchal Mortier le commandement d'une brigade, à la tête de laquelle il ne cessa de combattre durant cette nouvelle guerre.

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