CHAPITRE XX. m
Denis. A l'avenir, la nombre des élèves ne pourra excéder celui de quatre cents.
« Les élèves ne pourront être reçues avant l'âge de huit ans révolus, ni rester après celui de dix* huit accomplis.
<K XVIII* Les établissements formés à Paris, à Bordefiux et aux Loges, pour l'éducation des or^ phelines de la Légion d'honneur, sont supprimés.
« XIX. Notre chancelier de la Légion d'honneur réglera le mode et l'époque des réunions et suppres^r sions ordonnées par les deux articles ci-dessus, et qpu^ rendra compte deç mesures d'exécution qu'il a|ir# prises pour les effectuer.
K XX. Le chancelier de la Légion d'honneur est chargé de toutes les parties d'administration de cette institution et du travail qui y est relatif; il jouit des honneurs et des prérogatives attachés au grand cordon de cet ordre.
« XXL II sera établi près de notre chancelier de la Légion d'honneur un secrétaire général, qui aura la signature, en cas d'absence ou de maladie du chancelier de la Légion d'honneur.
a XXII. Les lois, décrets ou règlements qui ne sont pas abrogés ou modifiés par la présente ordonnance, continueront d'être exécutés. »
La Légion d'honneur, àcompter du mois d'avril i8i4t entra dans une nouvelle phase ; la distribution de cette distinction donna lieu très-souvent à
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des conlradictions étranges. Pour ce motif, elles oiTriront un certain intérêt aux personnes qui s'attachent à étudier le cœur humainy et c'est encore de rbistoire.
Dans tous les pays^ la fête du chef de TÉtat fut toujours une occasion de grâces et de faveurs. Au mois d'août 1 813, la fête du souverain de la France fut célébrée à l'armée aussi bien qu'à Paris^ et la croix de la Légion d'honneur en fit tous les frais. On distribua, comme nous l'avons dit, des décorations à des militaires, à des administrateurs, à des savants, etc., etc. £n 18149 dans le même mois d'août, on célébra la fête du souverain, qui n'était plus le même, et cependant ce fut encore la même monnaie, la cix>ix de la Légion d'honneur, qui fit les frais de cette solennité, pendant que le fondateur de l'ordre se voyait confiné dans l'exil; son institution favorite avait tellement pénétré dans la nation, qu'elle ne pouvait plus s'en détacher.
Nous avons parlé avec détail des premières nominations faites par Napoléon en 1804» parce que chacune d'elles emportait une sorte de signification; nous agirons de même en faisant mention des premières nominations qui se produisirent au début de la restauration; elles emportèrent aussi une signification très-remarquable au point de vue politique.
On nomma grands^croix les lieutenants généraux dont les noms suivent :
MM. MM
Le Qomte de Beurnonville ; Le comte Dessoles ;
Le comte Maison ; Le comte Sorbier ;