‹ La Légion d'honneurChapitre 36 sur 209 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

tiondela vieaux soins du chirurgien en chef, le reconnurent et le monlrèrent avec enthousiasme à leurs camarades; il s'en suivit une sorte d'ovation, à la* quelle Larrey eut beaucoup de peine à se soustraire ; les musiciens de plusieurs régiments vinrent lui donner des aubades à sa baraque'. Chose remarquable, on trouve un trait semblable dans la vie d'Âmbroise Paré, le père de la chirurgie militaire eu France ; il avait fait les campagnes d'Italie sous François l^'^ et sous Henri II; il poursuivit sa noble carrière sous les derniers Valois. Envoyé en 1 56o pour inspecter les hôpitaux des places fortes de lest, il se rendit à Metz; les soldats de la garnison de celte ville, animés par la reconnaissance, firent à nUustre praticien un accueil triomphal.

> Larrey, qui avait reçu la croix d'officier de la Légion d'honueur dans la distribution faite aux Invalides, se plaisait à raconter cet événement, qui tenait une grande place dans sa vie, et il faisait ce récit avec une sorte d'attendrissement.

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