‹ La Légion d'honneurChapitre 80 sur 209 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

MonibruD ^ officier de cavalerie du plus haut mé* rite, s'était couvert de gloire au col de Sommo- Sierraf où il fut nommé comte de l'empire^ reçut une dotation ; mais on le laissa officier de la Légion d'honneur. Le général Mouton ^ après avoir mis en dérdute la gauohe de l'armée de Cuesla, en avant deBurgos, était entré le premier dans cette tille : il reçut une dotation et le titre de baron ; on le laissa commandant de l'ordre. Le général Sébastiani % commandant la cavalerie du maréchal Lefebvre, reçut une dotation de 20^000 fr. Le général Belliard, déjà grand officier, reçut une dotation de 1 5,000 fr. Les généraux Verdier et Lagrange, également grands officiers^ reçurent une dotation de la même valeur. Les généraux Harispe, Lapisse, Labruyère, Bonnet, Morlol, Godinot y MaucODe, Dijeon, furent nommés lirons et restèrent commandants de l'ordre. Le général Ârrigbi^ commandâ^ist les dragons de la garde, s'était distingué » h tète de ce corps d'élite; il venait d'être créé duc de Padone : il reçut une dotation, et on le laissa commandant de la Légion d'boniieur. Le eo* lonel Bonnemains, du 5^ chasseurs,' nli d^s mili-* taires les plfls disf ingnés- de 9&n arme, fut nommé ènmij et resta officier de l'ordre. Le général Roguet s'était rendu maître de Btlbao à la smie d'une action des pins opiniâtres^ il reçut le titre de àaron et ii0e dotation, m^s il n'eut point d'avancement àma^ la Légion d*honneur.

* Le général Sébastiani était grand ftigk étfm iefsH aat*

fgO LA LÉGION D'HONNEUR.

Le major Philippe de Ségur fut fait colonel, sur ]e champ de bataille de Sommo-Sierra, pour sa belle conduite. Outre cet avancement , il reçut la mission d'aller porter à Paris les drapeaux pris dans cette journée, et de les déposer entre les maios du président du sénat, comme trophée de cette victoire.

L'empereur fit distribuer un certain nombre de croix de légionnaires à chaque régiment des divers corps d'armée; mais il favorisa particulièrement les troupes qui avaient combattu sous ses yeux à Sommo-Sierra , afin que le soldat restât convaincu que de la présence du souverain découlait une source abondante de récompenses : Montbrun avait décidé de l'action en enlevant avec sa cavalerie l'artillerie de l'ennemi ; Napoléon lui adressa des éloges en présence de tous les autres généraux. Montbrun demanda la faveur de présenter cinq ou six officiers dont il signala là rare intrépidité : parmi eux figurait un capitaine des gardes westphaliennes, incorporées dans la division polonaise : c'était un Français entré au service du roi Jérôme; Napoléon lui donna la croix de bonne grâce. Par un de ces jeux singuliers du hasard, le capitaine devint au bout de quelques années le plus mortel ennemi de l'empereur : c'était Armand Maubruil'. *

' Le même qui, en 1814, fut accusé d'avoir été dépêché pour assassiner Napoléon ; on sait que Maubruil fut mêlé aux plus ténébreuses intrigues et subit d'ignominieuses condamnationSy soit sous le gouvernement impérial, soit sous le gouvernement de la restauration.

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