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sângy et prêt à s'élancer encore sur l'ennemi qui le serrera de trop près.

L'empereur, voyant le mouvement de retraite prononce sur toute la ligne ennemie, courut rejoindre Macdonald, qui continuait à s'avancer en tête de sa colonne. Abordant ce général, il l'embrassa cordialement et lui dii: « Je vous fais maréchal, le succès de la journée vous est dû en majeure partie. »

Nos divisions établirent leurs bivouacs dans les positions qu'elles venaient de conquérir. Comme le caractère français ne se dément jamais, surtout chez les soldats, il arriva que les trompettes des cuirassiers et des dragons du corps de Davoust monte* rent sur la plate-forme de la tour de Neusiedel, et jouèrent une partie de la nuit la fanfare si connue de la Caravane : La victoire esta nous ; le bruit de ces fanfares arriva jusqu'aux oreilles de Napoléon, et cet à-propos appela le sourire sur son visage, habituellement sévère.

Les troupes autrichiennes n'avaient jamais déployé autant de bravoure ; les généraux avaient prodigué leur personne pour soutenir l'élan du soldat ; douze d'entre eux avaient été tués; la perte delarchiduc s'élevait a 24^000 hommes, tués ou blessés, plus 1^,000 prisonniers' ; cette perte n'a-

' Notre perte s'éieva à 7,000 hommes tués et 8,000 blessés; parmi ces derniers se trouvait un nombre considérable d'of&eiers de tous grades. 1^ charpie et le linge, pour panser les

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vait pas néanmoins afTaibli son armée ^u point de la désorganiser. L'empereur résolut de poursuivre contre elle ses avantages; en conséquence, dès le lendemain, il mit en mouvement les divisions venues delà Dalmatie, qui n'avaient point donné, en y joignant une portion du corps de Junot, l'aile gauche de l'armée d'Italie^ commandée par Baraguey d'Hilliers ; il plaça ces forces sous les or(|res de Marmont, en les dirigeant vers la Moravie. L'archiduc s'était retiré dans celte province avec les troupes du centre. En même temps Masséna prit le chemin delà Bohême, pour se mettre sur les traces de Klenau et du prince de Reuss; il les rencontra sur les bords de la rivière de Taya : le 1 1 juillet un engagement des plus opiniâtres eut lieu auprès de Znaïm, entre deux divisions françaiseset 3o,ooo Autrichiens^ qui furent obligés de se retirer malgré leur supériorité numérique. Napoléon avait suivi le mouvement de ses deux lieutenants, et prenait ses dispositions pour écraser l'aile droite du généralissime, lorsque le prince de Liechtenstein vint à sa rencontre pour demander un armistice de la part de son souverain. François II, dégoûté d'une guerre dans laquelle il avait été entraîné malgré lui, s'humiliait pour la seconde fois devant un vainqueur dont il avait déjà éprouvé la générosité. Napoléon, nullement aveuglé par le succès, accorda

blessés dans les hppitaux de Vienne , manquèrent dans le premier moment : il fallut y suppléer au moyen de Tétoupe.

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