CHAPITRE X. âl
gcDie, venait de mériter cette haute distinction par les immenses services qu'il avait rendus dans le cours de cette campagne^ et notamment dans les deux passages du Danube.
Furent nommés grands officiers les généraux de division Broussier, Lamarque, Serras, Boudet', Fontanelii, Pernelti, Beker, Claparède, Clausel, Girard dit Vieux. Les trois premiers commandaient les divisions de l'aile droite de Tarmée d'Italie, lesquelles, formées en colonne sous la conduite de Macdonald, décidèrent du gain de la victoire de Wagram : cette colonne, en s'avançant l'espace d'une lieue sous une pluie de feu , avait eu durant ce trajet la moitié de son effectif tué ou mis hors de combat. Broussier et Serras furent grièvement blessés; Lamarque avait eu quatre chevaux tués sous lui ; Pernetti avait rendu des services inappréciables pour faire passer le Danube à Tartillerie, et en la dirigeant ensuite avec autant de bravoure que d'intelligence sur le champ de bataille. Girard dit Vieux, commandant une brigade du corps de Davoust, franchit le premier le Russbach : par une exception bien honorable, il fut le seul, dans le cadre des généraux de brigade, décoré de la croix de grand officier.
Furent nommés commandants de la Légion
^ Le général Boudet, né à Bordeaux, comme Nansouty et Baste, s'était couvert de gloire à Essling et à Wagram, où il commandait la seconde division du corps de Masséna; il mourut des suites de ses blessures au mois de septembre 1809.
d*honneur les généraux de brigade Pajol, Coëhôrn % Ficalier, Albert, Bruyère, Jacquînot, Colberl, Guillemlnot , Boyer, Leclerc, Ledru des Essarts? Decouz, le général Lepic, colonel-major des grenadiers à cbeval de la garde; Fréderiche, colonelmajor des tirailleurs de la garde; le colonel Berlheiène, du lo® léger; le colonel Blanmont, du io5®.
Le général t^ajol, commandant une brigade de cavalerie, s'était signalé à JRatisboniie; à Wagram il Faisait partie du corps de Davoust; il s'y battit avec sa valeur accoutumée : favorisé par sa haute stature, il enleva un général autrichien de dessus son cheval et le fit prisonnier.
Le colonel Decouz fut nommé commandant pour sa belle conduite à Essling, et général de brigade après la journée de Wagram. Il en fut dfe même pour le colonel Fréderiche.
Le nombre des officiers de la Légion d'honneur né nous est pas connu d'une manière parfaite; nous citerons néanmoins les suivants :
Les colonels Dunesmés, du a5® de ligne ;Gengonet, du 56®; Aubry, du 19®; Desprez, du iil*; Guyardet, du 3* léger ; Ledard, du 6* chasseurs; le ferun, du aS" id.; Arrteille , du ii4' id..; Vallin, du 6*^ hussards; Montélégier, colonel d'état-major; Lion, chef d'escadron au 2® chasseurs (depuis général de division); Laboisselle^ chef d'escadron au
» Le général Coëliorn, officier d*une haute capacité, descendait die l'ingénieur hollandais Coëhorn, le digne rival deVàubati.