‹ La Légion d'honneurChapitre 99 sur 209 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

7*^ hussards ; Boiâseiier, capitaine commandant au 2^ d'artillerie ;Dubuard, capitaine au 4* d'artillerie; Kitter, adjudant-major des grenadiers de la garde ; GrefTy lieutenant aux chasseurs à cheval de la garde.

M. de Pire, dont nous avons déjà parlé, ancien chef vendéen échappé au désastre de Quiberon, avait pris du service dans l'armée impériale en i8o6 comme chef d'escadron : sa rare intrépidité lui avait valu un avancement rapide; il commandait eh 1809, dans la division Lassalle, une brigade composé edu 6® chasseurs et du 8* hussards : cette brigade se comporta fort bien et essuya de grandes pertes lorsque le général Rlenau assaillit le corps de Masséna. M. de Pire était resté simple légionnaire depuis Friédland ; iî fut étonné qu'on ne lui donnât pas la croix d'officier, quand des capitaines la recevaient; il en fît la demande avec assurance, au tnéprîs des règles observées dans le monde militaire : sa demande fut repoussée sans ménagement. M. de Pire, d'un caractère bouillant, se répandit en plaintes amères; elles arrivèrent jusqu'à la connaissance de l'empereur : le général reçut Tordre de quitter immédiatement l'armée et de rentrer en France*.

La réclamation de M. de Pire ne fut pas la seule

' La disgrâce de M. de Pire fut de courte durée : le général Lariboissière, $00 compatriote, obtint en 18 io qa*il fut remis en activité.

2i0 lA LÉGION D'HONNEUR.

de ce genre. Paul-Louis Courier, le savant helléniste, récrivain satirique^ servait en i8og comme chef d'escadron dans un régiment d'artillerie : il assista à la bataille de Wagram, sans être monté, et fit son devoir. Il était légionnaire de la création; surpris de ne pas recevoir la croix d'officier comme venaient de l'obtenir plusieurs de ses camarades de la même arme, il la demanda sans hésiter; on la lui refusa sèchement. Trompé dans ses espérances, Paul-Louis Courier quitta le service, se retira en Touraine et se fit i^igneron sui" vant son expression.

Dans la garde, les régiments de fusiliers et de tirailleurs furent ceux qui eurent le plus de nominations. Dans la ligne, les régiments suivants :

Le 4% colonel Boyeldieu (tué); le io% colonel Berthezène; le 17*, colonel Oudet (tué); le i8', colonel Pelleport; le 19*, colonel Aubry; le 29*, colonel Billard ; le 33% colonel Ponchelon ; le 5;', colonel Charrière; le 84S colonel Gambin ;Je 85', colonel Piat; le 5* léger, colonel Dubrelon ; le 1 5* léger, colonel Noos; le a4% colonel Pourailly (tué).

La cavalerie rendit d'éminents services durant cette campagne , constamment aux prises avec un ennemi dont l'arme principale était précisément la cavalerie. Les régiments à qui la fortune fournit le plus d'occasions de se signaler furent les chasseurs, les grenadiers et les dragons de la garde. Dans la ligne, le a' cuirassiers, colonel Chouard; 10% colonel L'Héritier; la*, colonel Dornèz; ^%

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