‹ La légion étrangèreChapitre 11 sur 37 · CONTINUATION DIS LA GUERRE · texte numérisé non relu

CONTINUATION DIS LA GUERRE

La mort du grand général Carliste coïncidait avec les instances que Marie Christine faisait auprès des puissances signataires du traité de la quadruple alliance pour obtenir l'exécution de leurs promesses. Nous avons vu comment ces puissances intervenaient effectivement dans la lutte en faveur de la régente t en fournissant chacune un corps de troupes.

La France fit plus que de lui donner sa nombreuse Légion étrangère, ses vaillants officiers et leur colonel Bernelle, promu général dans celle circonstance. Son gouvernement fit bloquer étroitement les provinces espagnoles

Gustave Hubart. ^ Histoire contemporaine de l* Espagne,

touchant A notre IVontiùrc, et, |mr ord^ nnanco royale du îi juillet lS.*{r), au grand dôtrimcnt de nos départements du Midi, il défendait toute espèce de trafic avecle pays occupé par les carlistes.

Les carlistes avaient acquis sur leurs adversaires un ascendant incontestable; mais cet ascendant était dû principalement au talent de leur chef, et on ne tarda pas à s'en apercevoir aux Hiutcs doMoréno, successeur de Zumalacarrégui.

Forcé delevcrie siège de nilbao, ses troupes, découragées depuis la mort de celui qui les conduisait naguère à la victoire, se laissèrent vaincre le 18 juillet 1835 à Mendigorrîa.

Elles se relevèrent cependant quelques jours après au combat d'Arrigoriaga, où Kspartero fut battu par Moreno et Marato réunis.

Quoiqu'il en fut, Christine put croire un instant à un retour décisif de la bonne fortune, mais les nouvelles qu'elle recevait de la Catalogne et du Maeztrago étaient mauvaises.

LA combattait Cabrera, dans lequel on crut voir la réincarnation de Zumalacarrégui qu'il remplaçait dans le commandement. Cabrera

avait imprimé aux opérations militaires une impulsion vigoureuse, qui leur Taisait défaut ailleurs sous Moréno. Son activité étîvit prodigieuse, il donnait une organisation complète à son armée sans cesser de la faire se mouvoir. Tandis qu'on le croit au nord, il est à Test; le 18 août, il entre ù Segorbe, lui impose une contribution de 8.000 douros, lui enlève tous ses chevaux, ses armes, ses munitions-, etlorsque les forces des Christinos arrivent croyant le saisir, il a déjà gagné la montagne et mis ses prises en sûreté. A l'ouest, la guerre se poursuivait avec des chances divoi-ses, la division anglaise do Lacy Evans y prenait une part tantôt heureuse tantôt malheureuse.

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