‹ La Légion étrangère de 1831 à 1887Chapitre 1 sur 117 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

L'histoire de Tancienne Lcgioii étrangère, publiée par le général Bernelle, s'arrête à la fin de la campagne d'Espagne, au 17 janvier 1839. La nouvelle Légion, formée à cette époque, a depuis pris part à toutes les guerres qu'a entreprises la France. Restés tristement en Algérie, à instruire des recrues pendant que nos camarades plus heureux que nous combattaient au Tonkin, nous avons songé h reprendre cette histoire et à la continuer jusqu'à nos jours.

Nous tflcherons de faire connaître la belle conduite de ce corps et la part brillante qu'il a su se faire dans toutes les campagnes auxquelles il a pris part, mais nous nous attacherons surtout à la vérité ; nous chercherons à faire ressortir le caractère spécial de ces légionnaires qui, provenant de tous les pays, ont certainement leurs défauts, mais composent un ensemble brillant, énergiciue, très militaire et présentant encore le type des vieux régiments de T armée française.

Pour la rédaction de ce travail, nous nous sommes servis de Touvrage du général Bernelle, des mémoires du lieutenant-colonel de (/houh)t (ancien lieutenant

YI LA LÉGION ÉTnANGÈnE.

au l**" étranger), des documents recueillis aux archives du ministère de la guerre par M. le capitaine adjudant-major Trëpior, des journaux de marche trouvés au corps et enfin des renseignements que d'anciens officiers de la Légion ont bien voulu nous fournir.

Nous nous permettrons, an sujet des journaux de marche et d'opérations, de faire les remarques suivantes : le plus souvent, ces journaux ne sont qu'une sorte de calendrier froid et aride, ne fournissant (pie peu ou point de renseignements sur la nature du pays, sur la situation générale des troupes, sur les conditions suivant lesquelles il a été pourvu à leur logement, à leur nourriture, à leur habillement et ii leur ravitaillement. Ce n'est qu'à force de recherclies patientas faites auprès des acteurs on témoins dos faits (pic Ton arrive à savoir plus tard, comment les troupes ont pu se mouvoir et vivre, à connaître la part que chaque corps a prise aux opérations, à se faire, en un mot, une idée exacte de la physionomie de la campagne et des conditions journalières d'existence de chacun. (Jette nnmière (h^ faire amèiKi de grandes dillicultés et est la cause de lacunes fort regrettables dans This* toire des régiments.

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