I. Voir aux pièces jusliflcativcs
48 LA LÉGION ÉTIIANGÈUE.
Le 22 mars 183G, rétat-major du bataillon cl les deux premières compagnies sont foimés; les six autres le sont à la date du 26 juin.
Mais iciy nouveau revirement. A peine ce bataillon estil formé, que le Gouvernement qui paraît manquer d'esprit de suite, se hâte, le 11 août 183G \ par ordonnance royale, de le licencier et de proposer aux officiers, sous-oiïiciers et soldats, d'aller servir en Espagne ; ils forment le 7* bataillon, amené par le lieutenant-colonel Conrad à Pampelune. Ceux qui refusent cette nouvelle situation sont renvoyés dans leurs foyers.
Cette même ordonnance portait que les compagnies licenciées pourraient être réorganisées, aussitôt que le nombre d'étrangers venant demander du service en France le permettrait. On commençait par former immédiatement des compagnies de dépôt, comprenant les hommes absents et les non-disponibles. De nombreux engagements étant contractés, six nouvelles compagnies étaient organisées le 1" octobre et les deux antres (7' et 8') le 21 novembre.
L'uniforme de ce bataillon était le môme que celui de l'ancienne Légion. Mais en 1837, il subit les modifications suivantes : Une étoile garance orne les retroussis de Thabit, les boutons jaunes portent au centre une étoile avec Légion étrangère en exergue. Un shako en tissu de coton noir avec galons et passe-poils garance, plaque de cuivre, figurant un coq placé sur une double branche de chêne et de laurier, au centre, une boule dont le milieu porte une étoile ; jugulaires en cuivre figurant des écailles, avec boutons d'attache du même modèle que celui des effets. Ce sliako ne fut jamais porté '.
Ce bataillon, sous le commandement du chef de bataillon Bedeau, quitta Pau le 5 décembre 1836 et s'embarqua le 11, à Toulon, sur le Suffren.