Voir aux pièces jusliflcalives
t. En idG8, on en conservait 2,600 au magasin de àUscara. Ces sliakos, qui n'avaient jamais servi, étaient religieusement brossés tous les mois.
NOUVELLE LÉGION ÉTnANGÈllE. 49
Avant de quitter la France, le général de Jacobi, délégué du général Harispe, en passa rinspection générale ; il fit les remarques suivantes :
1^8 hommes sont animés d'un très bon esprit militaire, mais il 7 a déjà deux tendances déplorables : la désertion et les ventes d'effets poar se procurer de l'argent.
Des marches seront faites avant rembarquement du bataillon. L'espèce d'hommes est belle, la taille est beaucoup plus élevée que celle des Français, le recrutement est presque tout hollandais.
Le bataillon débarque à Alger le 15 décembre, le général Rnpatel Ty garde quelque temps pour y parfaire son organisation, )uiis il est envoyé au ranip do Kouba et est cliargc (le construire la route de rOued-Kerma.
Avec le 48' et les spahis réguliers, il forme la deuxième brig.ide de Tarmée d'Afrique, commandée par le général de Négrier.
fi'appoint foiUMii par le balailbui <Hraii;;(!r paraissait nécessaire pour assurer la tranquillité des provinces d'Alger et de Tittery. Le général Damrémont était gouverneur de l'Algérie, mais la province d'Oran était sous les ordres du général Bugeaud, qui correspondait «lireclemcnt avec le ministre de la guerre, et était occupé à conclure le traité de la Tafna avec Al)d-el-Kader. Celui-ci, tranquille du côté d'Oran et de Tlomcen, portait tous ses efforts vers l'Est et étendait son autorité jusqu'à Médcah. Les habitants de Dlidali et h*s gons de la montagne lui envoyaient des députations, même certaines tribus de la Mitîdja lui rendaient hommage. Aussi, dès les premiers mois de 1837, le bataillon, soit en entier, soit en partie, prend part aux diverses colonnes rayonnant autour d'Alger. En avril, il occupe Douera; le petit dépôt est installé à Kouba. En mai, un détachement fort de quatre compagnies est envoyé pour renforcer la colonne du général PeiTégaux, chargé de punir les tribus do la vallée de l'isser qui avaient razzié nos douirs de la Milidja. Pendant que le
colonel de Schauenbouvg avec sa colonne pénètre dans la vallée de Tisser par le Teniet (col) de Chreub ou lleureub, le général Perrégaux Tabordo par le Teniei des Hcni- Aïcha. Le 28 mai, les Arabes refoulés dans le Djebel- Drcuh sont attaqués vigoureusement, la position est emporiéi! d'assaut. Le loudomaiu matin, ils demandiMit Taman qui leur est accordé.
Sur Tordre du commandant Bedeau, les soldats confectionnent des cartouchières en toile ou en drap qu'ils portent à la ceinture ou sur la poitrine et qui sont plus commodes que les gibernes. Cet elVet d'équipement esCdcvcnn ensuite presque réglementaire ; il a été confectionné on cuir fort, mais souple, et a été mis en service jusqu'en 18C1, aux régiments étrangers et aux bataillons d'Afrique.
Coïncidence curieuse, le général de Négrier a vulgarisé l'usage de ces cartouchières dans sa brigade en 1836 et son neveu, le colonel de Négrier, les a réUiblis à la Légion en 1831 ; elles sont encore employées par les légionnaires au Tonkin et dans les colonnes du Sud oranais.
En juin, nouvelle colonne contre les lladjoutes ; ces tribus pillardes, réfugiées dans les bois presque impénétrables qui couvrent le sud-est de la Mitidja, excilées par les émissaires d'Abd-el-Kader, poussent leurs incursions jusqu'à BoufTarik. Les forêts qui leur servent de repaires sont abordées de trois côtés, le bataillon de la Légion fait partie de la colonne du général de Négrier; le pays est excessivement difficile ; en certains endroits, Tartillerie est obligée de faire porter les pièces de canon par les légionnaires au milieu des gorges de TOued-Djer et des fourrés presque impénétrables. Les Hadjoutes, entourés de tous côtés, allaient être exterminés, lorsque des officiers d'Abd-el-Kader se précipitent et annoncent que la paix a été signée à la Tafna. Les Arabes sont sauvés encore une fois ; dans ces marches difficiles, le bataillon a deux blessés et un certain nombre d'hommes disparus.
NOUVELLE LÉr.ION ÉTIlANGÊnE. 51
Le recriilemeiit continuait à envoyer beaucoup d'étrangers à la Légion. L'effectif du bataillon était de 1,600 liomnies, mais le commandant Dodcau n'avait pas plus «le 1 ,2(X) à 1 ,;îO() lionnnos sous les armes. Alors conmie de nos jours, les légionnaires avaient une grande tendance à se faire employer, Tantorité supérieure s'y prétait généralement; do là, une grande quantité de non-valeurs et une disproportion trop forte entre l'eireclif et le nombre d'hommes dans le rang.
Par ordonnance royale du 18 juillet 1837 ', un deuxième bataillon est formé, la Légion est organisée sur le pied d'un régiment français, M. de Ilulsen en est nommé colonrl. Le 4 scplemiu'e, les qnalre premières compagnies du deuxième bataillon sont formées, les quatre dernières le sont le 14 du munie mois.
Le traité de la Tafna avait suspendu les hoslililés dans la province d'Oran ; les dernières expéditions dirigées par le gouverneur général avaient amené un calme relatif dans la plaine de la Milidja, il restait à régler un compte sérieux avec le bey de Conslantine, Ahmed, et à venger l'échec qu'avaient éprouvé nos armes l'année précédente. Le Gouvernement de Louis-Philippe avait envoyé des troupes de renfort qui, pour la plupart débarquaient à Doue, tandis que les vieilles troupes d'Algérie disponibles à Alger et à Oran étaient aussi dirigées sur ce point. Pour garder la côte de la Kabylie, un détachement de la Légion étrangère, fort de quatre compagnies, est désigné pour aller renforcer la garnison de Bougie, étroitement bloquée par les Kabyles.
Le général Damrémont et son état-major se rendent à Doue, le 23 juillet. Le gouverneur reçoit les renforts, organise son corps d'armée et dirige les troupes sur le camp de Medjez-Amar.
La Légion étrangère reçoit l'ordre de préparer un ba-