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t. Morl en CIiIdc, géiiérul do division.
NOUVELLE LÉGIOiN ÉTnANfiÈUE. 73
Djidjelly. La veille, leurs cheiks assuraient le couimaiidant supérieur de leur fidélité.
Ail heures du soir, la fusillade éclate, la garnison est atUiquée. Le lieutenant-colonel Picouleau organise la défense et sort de la ville avec une compagnie; il se dirige sur la gorge (jui sépare le fort Saint-Ferdinaïul du rocher situé à l'ouest de la ville. Son Lut est de cerner rennenii, de reinp<?cher de regagnei* ses montagnes et de le jeter à la mer.
Les Kabyles, attaqués à la baïonnette, ne cèdent <|u*après une lutte des pluy> acharnées. Les fuyards viennent se jeter sur la compagnie conduite par le lieutenanlcolonel ; d*un autre côte, le capitaine di? llebich, avec une serliou de la fjégion et un détachement du génie, repousse une contre-attaque de Tennemi. On se bat corps à corps dans Tobscurité, on tue tout ce qui porte un vêtement blanc. Au point du jour, tous les Kabyles pris dans les anfractuosilés des rochers qui bordent la mer, sont passés par les armes. Cette terrible répression jette la consternation parmi les Kabyles, qui se luUent de demander Taman et d'envoyer des otages.
Le chef de bataillon, 4 capitaines, 1 sous-lieutenant, X)lusieurs sous-oHiciers et soldais sont cités à Tordre.
Le partage de la Légion se fait le 1*' avril ; le i"' régiment, sous le commandement du colonel de Mollembeck, doit rester dans la province d'Alger; il se compose des 3 premiers bataillons de la Légion.
Le 2'" régiment est formé à Boue, sous les ordres du colonel de Senilhes, avec le 4" et le b*' bataillon.
Par décision ministérielle du 30 décembre 1840, le 1"' régiment conserve le drapeau de la Légion.
Le général Bugeaud, arrivé en Algérie le 29 décembre 1840, comme gouverneur général, prescrit aux régiments de marquer les plaques de couche de leurs fusils. Pour la Légion, ces inscriptions sont les suivantes : L. N* 1 — L. N*» 2.
L'uniforme no subit que peu de changements. L'étoile est remplacée par le numéro du régiment en relief sur les boutons et découpé sur la plaque du shako. Les pans de riiabit conservent Tétoile jusqu'en 1845. Les officiers supérieurs ont la grenade au collet.