Uort maréclial de Fniuce
assez éloigné ; après une marche forcée, 2,500 moutons et 350 bœufs sont enlevés et ramenés par le lieutenant Collineau'; mais 200 zouaves et soldats du 2^ régiment de la Légion étrangère, qui se trouvent isolés du détachement, après avoir pénétré dans les douars et avoir tenté d'y mettre le désordre, sont attaqués par les contingents de huit tribus.
Ces braves soldats soutiennent pendant quatre heures un combat acharné contre 1,000 fantassins et 500 cavaliers ; cernés de tous côtés, ils prennent position sur le J)ord d'un fossé et repoussent cette nuée d'Arabes par des feux à liont portant et des charges à la ))aïonnettc ; ils donnent ainsi aux troupes du camp le temps de venir les dégager. Le lieutenant Collineau, le chirurgien-major Okeszecker, le sergent Acasso sont cités à Tordre pour leur belle conduite.
En raison des diflicultés qu'il éprouve pour maintenir son camp à Aïn-Souda avec aussi peu de monde, le général se décide'à rentrer à Guelma, le 15 mai. De petites colonnes rayonnent dans les cercles de Boue et de la Galle; le 15 juin, les troupes regagnent leurs cantonnements.
Le 20 mai, à une heure du soir, Djidjelli a ses avantpostes attaqués par 1,000 Kabyles sous les ordres du chcik Abd-el-Ariba. Une compagnie indigène, soutenue par la compagnie de grenadiers de la Légion, repousse l'ennemi. Le sergent-major Seitz, de la compagnie de grenadiers, est tué d'une balle à la poitrine ; il n'y a pas d'autres pertes.
Le 30 mai, 2,000 Kabyles renouvellent leurs attaques contre la ligne de défense do Djidjelli, depuis le fort Du- (juesiM! jusqu'au Fort i'N;nliiiaud. Liî i**' bataillon qui compose la garnison est porté en avant, l'ennemi est repoussé avec pertes ; il laisse 20 morts sur le terrain, la garnison a un homme tué et cinq blessés.