Mort eu Chine, général do division
124 LA LËOION ÈTHANdkUK.
Le 31 mai, 200 Kabyles allaqucnt de nouveau les avantiK>8tes , les 3 et 4 juin, 4,000 Kabyles recommencent leurs attaques, leur feu commencé a «ô heures du mutin iw. se termine qu'à 3 heures du soir, les pertes de rennenii sont tellement considérables, qu'il n'ose lias se porter à Tasbaut. Le commandant supérieur cite comme s'étant particulièrement distingués le capitaine Beurmann, commandant le 1^ bataillon, et le sous-lieutenant Bertrand.
Le 8 juillet, a 11 heures du matin, 1,500 Kabyles réunis au mai*ché de Sbiria viennent attaquer les forts Vallée et Duquesne. Une com|)agnie de la Légion sutîlt pour les disperser.
Dès le 1" janvier, le 2* bataillon est désigné pour aller tenir garnison à Bougie. I^ 25 août 1842, 5,000 fantassins et GOO cavaliers se portent sur les forts et les blockhaus qui entourent la ville. Le blockhaus du Fossé est assailli pendant deux heures par 800 à 900 hommes ; le sergent Passeriau, qui le commande, maintient ses hommes ; ceux-ci ménagent leur feu et ne tirent qu'à cuup siV ; plubieurs fois les Kabyles s'efforcent d'emboucher les créneaux, d'arracher les fusils des défenseurs. Une sortie faite à propos les repousse définitivement. L'ennemi a 120 tués.
Le connnaudant supérieur cite à l'ordre MM. Pouget, commandant le fort Clauzel, le sergent Passeriau, U: lieutenant RipoU, commandant le fort Salomon, etM. JoulHîrt, qui, avec un détachement de GO hommes, est allé nivitiil- 1er en cartouches le blockhaus du Fossé.
Au moment do rins[)ection générale |Kissée par M. le général de Négrier, le régiment est réfutrti ainsi qu'il suit :
État-nuijor, V ]>alaillon, discipline et convalescents à Bône; 2* balaillon à Bougie; 3' bataillon àDjidjelli; il constate :
Que le service est fait régulièreuient, il 7 a de grands progrès
2*^ RÉGIMENT DE LA LÉGION ÉTUANGÈnE. 125
(loptiis la dernière iuspection, Tesprit de corps laisse à désirer, il n'y a pas d'union entre les ofHciers ; les sous-officiers se montrent indisciplinés.
Les moyens de répression réglementaires sont insuffisants pour les hommes et point assez sévères. De là le grand nombre de punitions.
Les marches militaires sont remplacées par des expéditions. Les grenadiers sont de beaux hommes « Allemands », les voltigeurs sont composés d' « Espagnols et d'Italiens » ; il y a beaucoup de malades à Djidjelli, la mortalité est cependant assez faible, mois il y a beaucoup de convalescents condamnés au repos pendant lonjrtïMnps ; la coiffure laisse à désirer. Les cartouchières du corps sont diH^rac.ieuscs et très iiicoinmodes, elles gênent tous les inouv<;nH'nts qui se font près du corps. Les cartouchières à coffret mobile données aux autres corps sont infiniment préférables. L'administration et la comptabilité se relèvent peu à peu.
1843. — Les Kabyles continuent à cerner la ville de Bougie, les villages arabes environnant la place sont d'ciccord avec eux ; une sortie forte de 250 hommes est dirigée contre le village do Oncsmera, do la tribu de M'Zaïa; après quelques coups de fusil, le village est enlevé ; pendant le combat, M. le lieutenant Blanchard reçoit une balle à Tépaule, il n'en reste pas moins à la lele de sa compagnie. On razzie les moulons, on emmène le rhcik du village et sa famille.
Pontiant la retraite, Tarrière -garde est harcelée par les montagnards. Sont cités à Tordre : le voltigeur Vandenbnrg, qui tue un Kabyle au moment où celui-ci portail un coup de yatagan à son capitaine, et le voltigeur Dowetzi, qui lue au deuxième coup de fusil TArabe qui a blessé M. Blanchard.
Le 15 février, une autre sortie de nuit est faite contre le village d'Erza, qui veut faire défection. Le village est corné et enlevé, des otages sont emmenés; mais à peine Ir délachement 8*cst-il mis en retraite, que Tennemi fait des tentatives désespérées pour enlever les prisonniers.
Nous avons un tué et 15 blessés. Quelques jours plus lard, une autre sortie est faite ; elle nous coûte 6 blessés.
12G LA LÉGION ÉTnANGBUB.
maie les Kabyles des environs de Bougie Hnissenl par se tenir tranquilles.
Dans ces deux affaires, MM. les capitaines de Saint- Allais, de Villiers, le lieutenant CoUineau, Tadjudaiit Fisler et le voltigeur Vanderberg, blessés, sont cités à Toitlre.
Le général Baragucy d'IIilliers' remplace, à Constantine, M. le général de Nêgi-ier; celui-ci emporte les i-egi*ets de toutes les troupes et même des Arabes, qu'il menait avec bienveillance, mais aussi avec viguem-.
Le marabout Si Zardoud, qui avait lutté conti*6 nous pendant les deux années précédentes, est abandonné des Kabyles de CoUo, par suite du meurtre qu'il a commis sur un des personnages les plus influents de ces tribus. Il se jette alors dans les montagnes, entre Pbilippeville et bône, et soulève les Zerdezas, populations placées à l'ouest du cercle de Guelma, qui, du reste, ont Thabitude d'attaquer fréquemment nos postes et de piller nos convois.
Pour les réduire, le général Uaragney d'llilliei*s forme li*ois colonnes : une venant de Bùne, dont fait partie le 1*' bataillon du 2* Étranger ; une partant de Pbilippeville, et une autre sous les ordres du général lui-même, partant de Constintine ; toutes les ti*ois ont pour point de direction Souk-el-Sebt.
Les colonnes ont reçu Tordre de se mettre en route le 5 février; mais le temps est tellement épouvanUible qu'elles doivent rejoindre leurs garnisons. Le 13 février, elles repartent; les populations se dérobent devant elles, mais elles tombent d'une colonne sur l'autre. La colonne de Bône a cbassé devant elle les tribus, qui sont acculées dans les gorges d'El-Moiser, où elles se trouvent cernées. Les opérations amènent la soimiission presque immédiate du pays des Zerdezas, qui est aussitôt organisé.