Depuis gûnérol de brigade
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frappé d'une balle, mais il accomplit sa mission quand môme.
Le demi-lmlaillon de droite du 1"' étranger, qui n'a supporté qu'une fausse alLique, se porto aux ti*ancliéef de rcxtrùme gauche et atUique los llust^os à la baïonneltu. Deux compagnies de chasseurs envoyées du Clocheton, les prennent en flanc. Cette brusque altatjue surprend l'ennemi qui se relire d'autant plus vite qu'il se voit menacé par les brigades de Lourmel, d'Aurelle de Paladineset de LaMotte-Houge. Quelques hommes entraînés psirla poursuite de l'ennemi péuùlrent jusqu'à la batterie extérieure de la Quarantaine, le général de Lourmel y est mortellement blessé d'une balle. Le reste de la brigade de la Légion étrangère, attiré par la fusillade;, s'est purté i:ii avant : à midi tout est terminé. Le 1"' bataillon du 1'' étranger, qui, le malin, comptait 15 officiers et 275 hommes présents, a 3 ofiiciers et 43 hommes tués, plus S) ofliciers el 85 hommes blessés.
Dans la nuit du 12 au 13 novembre, la place enti*elieiil une canonnade extrêmement vive, les cloches de Sélmstopol sonnent à toute volée. On craint une attaque générale. L('s gardes des ti*anchées ne sont pas relevées, les postes sont doublés; ou passe la nuit sous les armes, mais ce n'est qu'une fausse alerte.
Le 14 novembre, un cyclone épouvantable vient s'aUillru sur la presqu'île de Chersouèse. 'l'ouïes les lentes, les toitures des baraques sont enlevées; le feu des cuisines est éteint sous la pluie. Les malades et les blessés sont exposés au froid et à la pluie ; les tranchées sont envahies par les eaux et la neige, les panipets s'écroulent.
En mer, la nolt(! hubit un vrai désastre, nu grand ininibre de bAlîmeuts sont jetés à la côte.
Tiion ne pi^nt alatlre le coura;^e des légionnaires; avet: des pierres et de la Uîrre on rebAlit des murs plus solides I>our garantir les cuibines, (jne l'on couvre avec de vieilles tentes hors de service; les fourneaux sont refaits pour
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consommer moins de bois, car le combustible commence à devenir rare. Les tentes sont creusées et bordées de petits murs; on y installe des foyers dont la cheminée est faite avec des morceaux do fer-blanc provenant des bottes de conserve -, les popotes des olllciers sont organisées avec la ni(}me ingéniosité. Au-dessous des sources, on creuse des abreuvoirs pour les chevaux, des lavoire garnis de pierres où les hommes pourront venir laver leur linge. Du reste, pendant tout Thiver, on lutte contre le froid et les éléments conjurés; malgré tous les soins et lapins grande attention, bon nombre d'hommes ont les pieds ou les oreilles gelés, soit dans les tranchées, soit dans les tentes. Chaciuo matin, les camps sont déblayés, la neige enlevée, les olliciers et les sous-ofTiciers excitent les hommes qui romprennent la nécessité de prendre continuellement les précautions hygiéniques nécessaires.
Le lô novembre, la brigade appuie à gauche, le camp ïîst jdacé sur le revers opposé du grand ravin aboutissant à la baie de Strelitzka. L'emplacement choisi est assez incliné pour que Tcau ne séjourne pas dans le camp, qui est l'approché des sources et peu éloigné des magasins établis dans la haie de Strelitzka. Le bois seul est éloigné, les corvées sont obligées de Taller chercher à Kamiesch, où les transports l'amènent de Brousse ; toutes les racines d'arbres et de vignes qui sont dans la presqu'île ont été brûlées.
Les corvées de boulets, les travaux du camp, les tours de service comme bataillon de soutien ou de réserve, les auxiliaires donnés à l'artillerie, sont autant de services très pénibles. Les musiciens eux-mêmes montent souvent la garde au camp, rc qui ne les empoche pjis de sonner chaque matin le n-veil en musique. Mais pour ce service, ils l'ont réduit à la plus simple expression. Chaque nmsicien sort le pavillon de son instrument par la porte de la tente et, la sonnerie terminée, se hAte de se reblottir dans son trou.
Le 18 novembre, le général Canrobtrl fait passer la brigade de la Légion à la 6* division (général l*ulc\ 2** brigade. La 1'' brigade comprend le G' bataillon de chasseure, le 23"" de ligne et le 93^ de ligne, sous le commandement du général Mmjran.
Le 12 novembre étaient arrivées 507 recrues destinées au 2' éti*anger; le 22, 500 autres arrivent et sont versées au 1*' régiment.
Jusqu'à la fin de Tannée, depuis raCfaire d'Inkcrmanu, la Légion n'a pas d'engagement sérieux avec les Russes, mais cependant le V régiment a 1 officier tué, 4 blessés et 64 bommes tués ou blessés dans le 6ei*vice des ti*ancbées. Les pertes du 2' étranger sont à peu près semblables.
Quelque temps avant la fm de Tannée, on reçoit de France des Criméenncs, espèce de capotes à collet et à capuchon, des sabots, des chaussures fourrées, des peaux de moutons, objets de première nécessité : mais les grandes lentes n'arrivent qu'après Thivrr.
En date du 28 déceuil>re 1851, le général Canit)bcrt nomme : MM. Marty, capitaine au 1" régiment, et Bertrand, capitaine au 2', olbciers de la Légion d'honneur; MM. Uounetou, capitaine adjudant-major, Monin, capi- Saumweber, voltigeur, l-aurent, scîrgent, du l'" rô^'iinent; taine, L'Hérilier, chef de bataillon, Cartiilon, sergentmajor, Brebion, capitaine, au 2' régiment, chevaliers. 11 accorde 7 médailles à chaque régiment. (Ordre général, 154.).