‹ La Légion étrangère de 1831 à 1887Chapitre 57 sur 117 · Uurl capilaino · texte numérisé non relu

Uurl capilaino

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considérables : la !'• compagnie de voUigeui*s, capitaine Alavoine, a 25 blessés, la compagnie de grenadiers du 2* en a 20 ri 2 lues. Pendant la nuit, la fusillade conlinuo. Le rnjiiU'uiir Hoiibnynî iiHiiirt fnippn (rime balle à la t(ltn.

La journée coûte au régiment : 1 ofUcicr tué (le capitaine Houleyre), 3 oflicicrs blessés, MM. Vitalis, Combes et Gans ; 8 hommes tués et 87 blessés. Le 25, 3 hommes sont encore tués aux avant-postes.

Le régiment se fortifie dans ses positions, retranche ses grand*gardes et travaille activement à la route qui rejoint Souk-El-Arba, roule qui permettra de s'approvisionner avec facilité.

La brigade installée dans son camp bien fortifié et à Tabri des surprises de Tennemi, prend pendant quelques jonrs nu ropos bien gagné. C'est pcuflant ces quelques joiuMiécs que l'épisode du canard se profluit.

Un olïicier supérieur d'un régiment d'infanterie, se méfiant un peu des habitudes chapardeuses des zouaves et des légionnaires, avait défendu Taccès de son camp aux représentants de ces deux corps de troupes.

Un soir l'officier supérieur avait invité quelques camarades à dîner : le Valel de Tétat-major surveillait avec un soin jaloux, certain canard qui mijotait avec des olives d'autant plus savoureuses qu'elles avaient été prises sur l'ennemi.

Pendant que cet émule de Carême dressait le premier service, le palmipède disparut! Qui commit le rapt? Un zouave ou un légionnaire ? Nous dirons avec le poète :

Devine bï tu peux, choisis si tu Tosesl

Toujours est-il que la table de rofiicier supérieur fut privée ce soir- là de son plat de résistance et le canaixl fut porté déserteur. Inutile d'ajouter que cette histoire fil bientôt le tour des camps de la division et qu'elle devint I romptement légendaire. Pendant plus de 12 ans, chaque

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fois que le 2* zouaves renconlrait un détachement du régiment étranger, les troupiei*s criaient : Qui est-ce qui a bouffé le canard?

Ce sont les zouaves !

Non, c'est la Légion !

Les opérations reprennent le 30 juin, le régiment est en réserve et no prend pas nna part active à la prise du village d'Agucmounn-rzen.

Le 1*' juillet, la division va camper chez les Beni-Menguillet ; ceux-ci, menacés à l'ouest par la division Renault, jugent la défense impossible et font leur soumission. Quelques coups de fusil sont seulement échangés.

Le 6 juillet, le camp esta Tiferdaït, chez les Beni-ben- Youcef, afin de protéger la reconnaissance faile par la colonne Yusuf qui traverse des territoires non encore sonmis. Pendant ces journées de marche, le régiment a 2 tués et 4 blessés aux avant-posles.

La résistance s'est réfugiée dans trois tribus, les Beni- Thourag, les lUiten et les liioul-ou-Malou, qui, confiiints dans les dillicnltés que présente l'accès de leurs villages, ont recueilli tous les fanatiques chassés des autres tribus par notre marche victorieuse.

La division de Mac-Mahon va bivouaquer à Tamesguida, à 5 kilomètres environ du nœud des montagnes qui commandent le pays non encore soumis. Là, les reconnaissances signalent de telles difficultés à surmonter, que le point d'attaque est changé et que la division se porte an khammis des Illonl-ou-Malou, au pied de la montagne dont la crête est couronnée par le village de Chcllata.

Ce village devra être enlevé par la division de Mac- Mahon qui sera aidée dans celte tâche par la division Maissiat qui vient de la province de Constantine et l'attaquera par la droite.

L'attaque a lieu le 13, les troupes sont sans sacs et sans bagages; tous les généraux et ofIiciei*8 supérieurs sont à pied.

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Surpris par ces deux attaques, les Kabyles ne résistent plus et demandent raman. Les deux colonnes font leur jonction à Tobana.

Ce nouvec'ui rucccs mettait Rn aux opérations.

Le 10 et le 17, le régiment campe chez les Beni-Isser; le général de Mac-Mahon en passe l 'inspection générale. Le 18, la division est dissoute, le régiment prend la roulade Tizi-Ouzou et ee dirige sur Dellys où il s*embarque le 2(5. Le 31 juillet, les 2 bataillons rentrent à Bel- Abbès ; ils sont reçus avec enthousiasme par la garnison et la population.

Pendant que le 1" et le 2' bataillon ajoutaient des pages glorieuses à Thistoiro du régiment, le 3* ])ataillon continuait les travaux connnencés Tannée précédente dans les plaines de Tllabra. Les fièvres lui causaient plus de perles que s'il avait fait partie des colonnes. Sur 000 hommes, 120 étaient debout, le reste était mort ou dans les hôpitaux.

Le 15 août , le régiment envoie à Oran deux compagnies d»î marche prises dans les compagnies d'élile des trois bataillons, avec le colonel, pour chercher le drapeau que TEmpereur vient d'accorder au nouveau 2*^ étranger.

Il s'agissait de savoir qui, des grencicliers ou des voltigeurs, fournirait la première sentinelle au drapeau, les d(Mix capiUiines faillircnl en découdre ; il fallutrintervenlion du colonel qui arrangea ralTaire en mettant deux factionnaires, un grenadier et un voltigeur.

Le drapeau et les compagnies qui sont allées le recevoir reviennent le 19 à Bel-Abbès.

Le nouveau drapeau porte les inscriptions suivantes :

Constaiitiiic 1837

MuBtnf:;aiiriii 1839

Mouznïa 1840

Colcnh 1841

Djidjelly 1842

Zaatclia 1849

Aima. 1864

Sébastopol 1855

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Au 1*' octobre I le régiment fournit 17 compagnies qui sont disséminées pour les travaux de routes. Celli^s du 2* bataillon vont dans la subdivision de Mostaganem ; partie de celles du 1**^ bataillon dans la sul>«livisiou de Mascara, l'autre partie et quelques compagnies du 3' sont employées à Bel-Abbès et dans les environs.

1858. — Le régiment conserve à peu près les niiSmes emplacements pendant Tannée 1858, jusc|u'au moment où les grandes cbaleurs le forcent à rojoindi*e ses garnisons.

I/inspeclion générale est [rnssce au mois d'octobre. Cette revue terminée, le régiment est réparli ainsi qu'il suit : cinq compagnies du 1*' bataillon sur la route de liel-Abbès à Oran ; presque tout le deuxième bataillon est employé à Bel-Abbès et autour de cette ville aux travaux du génie ; le 3*" bataillon est échelonné sur la route d'Oran à Tlemcem.

Ces travaux, joints à ceux du dessé( bernent des marais de Ben Youbetaux coupes île bois, occabionneiitdes lièvres qui déciment les soldais; ces colonnes iMiciliqucs sont ëouvent plus meurtrières que des expéditions contre les Arabes.

CIIAPlTHl!: II

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