‹ La Légion étrangère de 1831 à 1887Chapitre 56 sur 117 · Moii gûiiùnil · texte numérisé non relu

Moii gûiiùnil

236 l.K LÉGION ÉTRANGÈRE.

la position ennemie et à pénétrer entre la droite des retranchements et le village. Le bataillon exécute ce mouvement sans bràler une cartouche. Les Kabyles dirigent contre lui toute leurmousqueterie et, malgré une fusillade épouvantable, le bataillon continue sa marche, lantôl à découvert, tantôt déiilé par quelques plis de terrain. Rien ne l'arrête, il aborde enûn le sommet de la créie et s'élance à la baïonnette dans les retranchements. On s'aborde corps à corps, mais rien ne résiste à l'impétuosité de nos soldats, ils culbutent tout ce qu'ils trouvent devant eux et restent maîtres de la position. Le capitaine Mariotti^, entré le premier dans les retrimchemenls, serait infailliblement enlevé, si le sergent Mori-Ubaldini' et les grenadiers Pielrovir, Van- Leyden, Donven, les voltigeurs Cuolmann et Sommer, no l'avaient dégagé.

Le commandant Mangin, qui est resté à cheval pendant toute l'action, pousse droit au village avec son batiiillon et y entre sans résistance. Les défenseurs de la crête ont fui, les Kabyles qui défendent le village contre les zouaves et le 04*^, préoccupés de ce qui se passe sur leur droite, ont ralenti leur feu, les assaillants en profitent pour enlever tout ce qui se trouve devant eux et font leur jonction dans le village avec le bataillon du commandant Mangin qui continue à poursuivre les fuyards.

Le régiment campe à rextréniité droite de la division, sur un éperon que les Kabyles attaquent avec la plus grande énergie. Par trois fois, le 1*' bataillon est obligé de les charger à la baïonnette, la 4* compagnie, qui est en grand'garJe, vient au secours d'un petit poste occupiî par les zouaves et entouré par les Kabyles. MM. Vitalis' et Gans^ ainsi que 13 hommes sont blessés.

Trois fois H grand'garde est relevée et subit des pertes

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