iénûral do brigade luû au siège do Paris
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Le commandant Saussicr, qui occupe Sallillo, ayant appris qu'une bande de dissidents était entrée à Peschiera-Grande, prend le parti do la cliasser. l*our tromper Tenncmiy il se met en route dans la dir^'ctiou do Montorey, mais, dans la niiit| il fait une contre-marciie forcéo avec Tescadron du régiment, la compagnie franciie à pied et 70 iiommes de la garde rurale mexiciiine.
L'ennemi, trompé parla marclie du conunandant sur Monterey, n'a pas bougé.
Le 23 janvier, à 7 heures du matin, il est attaifué el chassé du village. 11 se retire dans la montagne où il est suivi par les compagnies à pied qui le refoulent malgré une vive fusillade. 11 laisse sur le terrain 40 morts et 100 blessés; 87 chevaux sellés et bridés reslent entre nos mains.
Quelque temps après, le général Jeanningros réoccupe Monterey avec le V' bataillon et laisse a Saltillo le 2' bataillon sous le commandement de M. de Brian.
Le 1" février, on apprend que Parras a été pris par les dissidents partis de Moudova. liii conunandant ih; Hrian est envoyé pour y rétablir l'autorité impériale. A son approche, l'ennemi, commandé par Trévino, se replie, mais, renforcé par une bande de l,2001ionunes venus du nordest, il prend position à l'hacienda de San- Ysabel, a 3 lieues au nord de Parras.
Cette hacienda est bAtie en maçonnerie, avec des terrasses. Elle est adossée à un mamelon de 60 mètres de haiU, coupé à pic par des bancs de rochers.
Les dissidents occupent, avec leur infanterie, le mamelon et l'hacienda, leur cavalerie est placée à l'abri du mamelon, de manière à pouvoir prendre les assaillants à revers.
Dans la nuit du 28 février au 1" mars, le commandant de Hrian quitte Parras avei: les 3' et 4* compagnies du 2* bataillon el les voltigeurs à l'effectif de 8 olliciers et 177 hommes, plus 400 Mexicains, et arrive avant le jour près de l'hacienda.
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Les compagnies sont déployées ; la compagnie de voltigeurs occupe la gauche ; les Mexicains sont au centre et la 4" compagnie à droite ; la 3" compagnie est en réserve avec la cavalerie mexicaine alliée.
La charge est sonnée ; les hommes ont 700 à 800 mètres à parcourir avant d*arriver aux murs de Thacienda. La compagnie de voltigeurs trouve sa route coupée par une barranca, et est obligée de se rejeter sur le centre de la ligne. Los compagnies arrivent cssoudlces et en désordre sous les murs de la ferme.
A ce moment, le jour commence à poindre; les hommes aperroivïmt à gauche le mami'lon qui est occupé par Tennrnii ; (|uoi(|ue épuisés jiarleur courbe, ils tenleul de Tescalader, mais ils sont reçus par une vive fusillade qui blessn le commandant do Brian.
Le lieutenant Royaux est tué ; le lieutenant Schmidt est blessé mortellement. Le capitaine Moulinier, le lieutenant |{avi\ (*t raflJnd.'uiL (îr.'iv(M'iau\ w'ru [toussent pas moins leurs hommes à l'attaque.
L*adju«lnnt-major Gazes avec 50 ou 60 hommes lâche de tourner la droite des dissidents. L'adjudant Graveriaux et le tambour-maître se font tuer sur les retranchements do TcMinemi, auprès de la croix élevée au sommet du mamelon.
Une voix partie de l'hacienrla, qui ne peut être que celle d'un déserteur servant dans les bandes, crie en français : Kn rclraitc ! Les hommes surpris hésitent. A ce momcMit, la cavaleri,-) ennemie débouche au gdop <le derrière l'hacienda; l'escadron mexicain allié s'enfuit honteusement p;ir la route de Parras. Les hommes alors reculent en désonlre, évacuent le mamelon et cherchentà se grouper, mais en vain, contre l'ennemi qui les déborde de toutes parts.
L'adjud.int-mnjor Gazes est tué au passage du ruisseau qui coule devant la ferme.
Le li(Mitcnant Ravix, entouré complètement, se défend
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îivec son revolver et son sabre ; il est horriblement mutilé.
liO commandant de Brian, l)hîss('î, se roliro soutenu par le sergent Racle de la 3** couipagiiio. Il est assailli par 8 ou 10 cavaliers qui tuent d'abord le sergent qui n'a que sa ))aïonnctt6 pour se défendre et achèvent ensuite le commandant.
Le capitaine Moulinier forme un carré avec 4 voltigeurs. Tons les cinq sont tués.
Le docteur Rustegho, qui a établi son ambulance au pied des murs de la ferme, est assailli par l'ennemi, blessé et achevé par un nommé Albert, déserteur du 02% qui sert dans les rangs ennemis.
Le sergent Desbordes * des voltigeurs rallie les blessés et les hommes valides au nombre de 70. Aidé par le fusilier Degeorges, il organise la défense et repousse les Mexicains ; ils se jettent d.uis une ban-.uica, mais niî tardent ])as à être acculés dans nue impasse ; le combat n'en conlinne pas moins. L'ennemi fait pleuvoir sur eux dcîs pierres, des blocs de terre et leur crie de se rendre; ils déponent les armes.
A 7 heures et demie, tout était fini. Le détachement était anéanti ; l02 tués dont 7 oiliciers, 82 prisonniiTs dont 40 blessés et un seul oflicier prisonnier, tel est le cliiirre de nos pertes.
La cavabu'ie ennemie; respecte l(5s blessés trouvés dans la plaine, mais ceux restés sur le mamelon et au pii.'d des murs de Thacienda sont assassinés.
On a reproché dans celte déplorable affaire trois choses au commandant de Brian.
La première, de ne pas avoir attendu le jour pour reconnaître lui-même lennemi. Mais le conuuandant tenait à atlaqucr de nuit pour cacher son infériorité numérique.
La seconde, qu'il n'avait pas cherché à menacer le liane