‹ La Légion étrangère de 1831 à 1887Chapitre 72 sur 117 · Morl inaitru d'Iiûiol à Traria · texte numérisé non relu

Morl inaitru d'Iiûiol à Traria

HKOIMENT ÉTHANGEn. 303

«II» l'ennemi. M.iis on se rappelle qnc c'était jnstemcnt la lûche (le la compagnie de volligenrs, tâche qu'elle n*a pu accomplir à canse de la barranca qui Tavait forcée à se rojeUîr sur la droite.

Kniin la troisième, d'avoir attaqué de trop loin. Ici le connuandant a été induit en erreur par le préfet politique Campos qui connaissait bien le pays, mais qui, la nuit, s'est trompé snr la disUuice.

Le lendemain, les dissidents, sachant que Parras n'est défendu cpie par nue compagnie (la 5''), dirigent sur cette ville la bande des Lagnncros, commandée par Gonzalès llerrcro.

La iVromp;i.i;niiî, s(nis bîs ordres du lieutenant H;istidon, s(î rcîtranclie dans réglise et y est cernée par l'ennemi pendant trois jours. l*llle résiste à toutes les ntlaqnes, à toutes les sonimalions et n'est délivrée (jm^ p.ir la n^lraile de l'ennemi qui se retire à l'annonce dfî l'arrivée d'une colonne commaïubV; parle commandant Sanssier.

De son côté, à l'annonce de ce triste événement, le général Donay s'est mis en route pour laclier de rejoindre l'eniUMui ; mais celni-ci a mis le désert entre lui et les colonnes françaises.

Du côté de Monterey les opérations sont plus heureuses.

Le 2 mars, une petite colonne sous le commandement du capitaine Achilli, *, formée d*un détachement de la compagnie franche montée à nuilets et detroiq)es mexicaines, fait 20 lienes en 13 heures, surprend à Santiago une bande dissidente de 250 cavaliers et lui lue 30 honnnes. Davila, le chef de cette bande, s'enfuit avec 10 cavaliers.

Lr lOmars, lecapitaiue IViIhiedn réginuîntétranger,avec des détachements du 12'' chasseurs, du bataillon d'Afrique, du régiment étranger et des explorados mexicains, se portait par une marche rapide sur l'hacienda de Negrete, où

1 Twi on i^iTi au combat do La Cluse

304 LA LÛOION ÉTIIANGRHK.

la présenca d'Aureliano Ribera étail signilée, il surprenait ravanl-gardede cette bande. Aureliano Ribera, prévenu de notre marche, a pu se dérober par une fuite précipitée.

Quelques jours après, une colo:ine composée du l''' bnlaillon, de la 2* compagnie de grena«liers, tie re»<ca(lron du régiment et de la compagnie franche, est dirigée sur Matamores, pour conduire au général mexicain Mejia, uu détachement appartenant à sa division. La colonne, alourdie par un convoi qui porte 26 jours de vivres, traverse uu pays qui, quoique boisé, est presque complètement dépourvu d'eau, puis des plaines brAlanles ; elle est harcelée par les guérilleros qui ne lui laissent pas une minute de rqios. Malgré les fatigues et les hOulTrances, elle renlre en bon éuit à Monteny.

Par ordre général du 29 avril 1806, le maréchal Bazaine décide que les légions française, autrichienne et beige, formeraient 2 brigades en une seule division sous le commandement du général Neigre. Le régiment étranger forme la première brigade.

Au mois de mai, une colonne forte de 2 bataillons est dirigée sur Llinarès, route de Vitloria, pour concourir à un mouvement d'ensemble ordonné par le général Douay qui cherche à cerner deux chefs de partisans et leurs bandes.

Pour empêcher les guérilleros d'attaquer à chaque instant comme ils l'ont fait à la dernière colonne sur Matamores, la compagnie franche marche en avant et sur les ilancs de la colonne et lient les bandes à distance.

Toutes ces expéditions sont très pénibles et ti*ès fatigantes et en même temps dangereuses.

Grâce à une nourriture fortiliante et abondanle, les hommes supportentadmirablement ces fatigues et ont une somme de rrsistimce considérable.

Au milieu du désert pemlant ces colonnes, sous un ciel de feu, la tenue laisse à désirer. Les officiers portent le veston et ont adopté le grand chapeau mexicain qui les

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garantit du soleil. D'autres ont adopté le dolman des ofliciers de cavalerie ou d*élat-rnajor.

Malgré les ordres du maréchal, tous les ofRciers ont un cheval qu*ils montent en colonne.

Le tamhom'-major et sa femme, la canlinière Mina, sont à cheval.

Dans les villes la vie est agréable; les habitants se tiennent un peu à Técart, craignant les représailles que les libéraux ne manquernient pas d'exercer sur ceux qui seraient convaincus d'avoir bien reçu les Français. La solde dos olliciers est bonne, mais au milieu de la population la pins joueuse du globe, le gont du jeu gagne et le moule (lansquenet mexicain) fait de nombreuses victimes. Fies soldats eux Irouventqne le vin récolté dans les environs de Parras a du bon, ainsi que la pulque et le mezcal; l'aguardiente fait de grands ravages chez ceux qui s'adonnent à cette J)oisson.

Mais ceux fjui ont le plus de succès près de la population, plus de succès inéiut; que leurs olHciers, ce sont b.'s ordonnances, gens débrouillards entre tous, qui initient les ménagères mexicaines aux secrets de la cuisine française, rendant mille services dans les maisons où logent leurs olliciers ; comme ils sont blancs, les propriétaires du pays vivent avec eux sur un pied de parfaite égalité.

Km mars, M. le commandant Ghopin-Merey remplace, au 2* balaillon, le commandantde Brian.

Le 14 avril, les instructions pour le rapatriement du corps expéditionnaire nrriventde France et un gi^ave événement vieni hâter le mouvement d'évacuation des provinrcs du nord.

Le général mexicain Mejia devait diriger un important convoi de Matamores snrMonterey, une colonne est organi-ée pour aller au-devant de ce convoi.

Lcgpinral Jeanningrosétantlombé malade, cette colonne est sous le conunandement de M. deTucé, lieutenant-colonel du \2' fliasscnrs. VA\v fc compose des !•' et2* balail-

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