‹ La Légion étrangère de 1831 à 1887Chapitre 73 sur 117 · I.KC. K.TKANGÈKR. tO · texte numérisé non relu

I.KC. K.TKANGÈKR. tO

Ions du régiment, de la compagnie franche, de l'escadron du régiment et d'un escadron du 12* chasseurs, reuforr^s par des troupes belges et mexicaines.

Les troupes marchent en trois colonnes ; l'avant-garde de la colonne de gauche et la compagnie franche, rous les ordres du commandant Saussier, battent, le 11 juin, à Ramos, plusieurs bandes ennemies commandées parRuperto Martinez et leur tuent une cinquantaine d'hommes.

La colonne arrive à M ier le 18 juin, et apprend qu'Bscobedo a attaqué le couvoi, fait 1,000 prisonniers à l'escorte, pris 8 canons et 300 voitures de marchandises ; c'est une perte de 2,000,000 de piastres pour les commerçants de Matamoros etdeMonterey. Un fait plusgrave s'est produit, Mejia se voyant cerné par 1rs troupes mexicaines dissidentes, a été obligé de i-endre Malamoros et est transporté avec le reste de sa division à la Vera-Cruz.

li!n présence de ces événenitaits, le li<nitcnant-(U)loncl de Tucé rétrogade rapidement sur Monterey.

Cette conduite lui était d'autant plus imposée, que depuis qiiclqiH.'S joiu*s de nombreux lôgioniiuires arrives récemment de France, pi*oiitaientdu voisinage de la frontière pour passer aux États-Unis.

Des cas de désertion s'étaient déjà produits dans les Terres chaudes, mais des exemples sévères en avaient arrêté la propagation.

A la suite de ces événements, le 1"^ c-l io 2* liataillon sont dirigés sur Matehuala, où ils arrivent le 13 aoAt.

Du côté de San-Luis-de-Potosi le 3' bataillon ne restait pas inactif.

En janvier et en février, des compagnies de ce bataillon assurent la tranquillité delà route de Tula, se portent sur cette ville et poussent jusqu'au col du Chamal pour faciliter le pasFage d'une colonne venant du Tamaulipas.

En niai^s, une colonne mobile composée du 3' bataillon et de 4 compagnies du 5* bataillon, est formée à San-Luisde-Potosi, sons les ordres du commandant de la Hayrie,

pour protéger un convoi qui se rend à Matehuala. Des bandes ennemies battent le pays, mais malgré la rapidité iJes marches des troupes , il est impossible de les atteindre.

ICllos atUiquent Matehuala, mais se retirent à l'approche de la coloime, qui a marché toute la nuit et arrive le 1*' avril à 6 heures du soir dans la place.

Après un repos, elle repart le 4 avril pour Vénado à mi-chemin de San-Luis, après deux jours de marche vers le sud, elle reçoit Tordre de se reporter sur Matehuala où elle arrive, après une marche forcée, le 7 au soir. Là, nouvel ordre de se porter au nord pour rétablir les communications avec Saltillo.

Après un séjour de trois jours, nécessaire au repos des hommes, le commandant de la Hayrie reforme sa colonne et va le 11 avril s'établir au Cedral, au nord de Matehuala, d'où il rayonne dans le ptiys. Le 13, il revient à Matehuala et en repartie 14 pour Tula où il doit appuyer le Miouveinenl exécuté par le lieutenant-colonel d'Ornano. Pendant cette marche, il détruit les ateliers de réparation et les magasins d'armes de l'ennemi.

De son côté, le lieutenant-colonel d'Ornano, parti de San-Luis-de-Potosi avec 2 compagnies du 3* bataillon et des troupes mexicaines, enlève une bande de guérilleros et arrive à Tula le 21 avril , il prépare l'évacuation de cette place qui doit dorénavant recevoir une garnison mexicaine.

Cette évacuation commence en 3 colonneîs, le 22; la 1'*" colonne est composée d'artillerie et est dirigée par le capilaine de grenadiers Ballue, les deux autres colonnes suivent à quelques jours de distance, et le 5 mai toutes Icîs troupes ont rejoint San-Luis. Pendant la route on disperse quelques bandes de partisans.

Lo 2 juillet, le 3*^ bataillon en entier quitte San-Luisde-Potosi et se dirige sur Malehuala avec le colonel Guilhnin, «ommandant le régiment, il y arrive le 11. Toutes

les colonnes du nord s'y concentrent d'après les ordi'es du général de division.

Lors de sou arrivée au Mexique, eu février, la 6' coin pagnie du 3* bataillon, sons les ordres du capitaine Charrier^, avait reçu la mission d'accompagner un concessionnaire chargé d'établir une ligne télégraphique entre Querctaro et San-Luis-de-Potosi ; le matériel est fourni par l'entrepreneur, mais c*estla compagnie du capitaine Charrier qui doit poser le fil. Elle est organisée en compagnie de partisans et doit poursuivre les bandes qui coupent la route du nord.

Arrivée à Sau-Luis-de-la-Paz, le 22 février, elle se rend dans la montagne pour couper les arbres nécessaires à la confection des poteaux télégraphiques.

Informé du passage de la bande d'Aureliano Riveiro escortant un convoi, le capitaine fait avec sa compagnie 21 lieues en 24 heures et s'empare du convoi. Puis elle reprend son travail et, malgré les dillicullés du terrain, la ti*aversée d'une foret de mezquites, où il faut s'ouvrir une roule avec la hache, puis le passage d'une sierra escarpée, elle arrive, du 8 avril au 31 mai, à relier San-Luis de-la- Paz à San-Luis-de-Potosi, c'est-à-dire à poser un iil de 241 kilomètres de longueur. Du mois de juin au 20 septembre, la compagnie est constamment occupée à poursuivre les bandes de dissidents, et à assurer la sécurité des communications sur nos lignes de marche.

Des opérations du môme genre incombent au 4** bataillon qui est resté à Matehuala et qui doit protéger les routes de Saltillo et de Parras à San-Luis-de-Potosi.

Le commandant, avec les compagnies de grenadiers et de voltigeurs, fait 14 lieues en une nuit, tombe sur l'ennemi qui occupait Yalle-Purissima et le chasse. En février, le bataillon fait partie de la colonne dirigée sur Saltillo par le général Douay. Arrivée h; 2 mars, cette colonne est

1. Nommtî chef de bulaillon el mort commandaat supérieur de Saida.

dirigée sur Parras, à la nouvelle de TafTaire de San- Ysabel.

Le général se jette dans la Laguna, où il espère trouver les bandes victorieuses. Mais celte recherche est vaine ; le bataillon rentre à Saltillo et à Parras, d'où il rayonne dans le pays, escortant les convois et assurant les communications sur San-Luis-de-Potosi.

Le 3 juillet, les 3' et 5' compagnies, sous les ordres du capitaine Frenct, à Toirectif de 125 hommes, occupent riiacienda de TEncarnation située à Tembran chôment de plusieurs routes ; elles sont attaquées par deux bandes fortes de 500 à 600 hommes. Le capitaine se retranche solicI(;uKMit dans une maison où il est pendant 2 jours en butte aux attaques incessantes de Tennemi ; celui-ci linit par se retirer avec une perte de 10 tués et de 30 blet^sés.

Dans un ordre de la division, le général dit :

Les <I(îiix Mors il<?s iiiorU ot <Ins 1>l(»n.s<'.fl ont «Ho r(M*(>iiiiiin pour dcH iiiiH(';niljlc8 qui ont quitlc lc8 rangs frunçtiin pour venir combattre leurs anciens frères d^armes. Personne n'ignore que dans tous les engagements avec nous, les Mexicains forcent, à coaps de bâton, les déserteurs français à marcher devant eux ; c'est ainsi que CCS malheureux trouvent, dans nue mort ignoble, le prix de leur crime.

Le 5* bataillon, placé plus à Test, sur les conQns du Tamaulipas, inaugure Tannée 1866 par un beau combat.

Pour garder les communications avec Tampico, le chef de bataillon a fait occuper le poste de San-Barbara par la compagnie de voltigeurs, capitaine Romai^, et celui d'El- Chanial par la 3* compagnie, forte de 37 hommes, commandée par le lieutenant Libermann.

Le hameau d'El-Gbamal est bâti au centre d'une éclairtie de 200 niôtrcs de large, située au milieu d'une vaste forêt. îl se compose de quelques cases en palmiers et d'une liacienda en maçonnerie. Pour couvrir cette compagnie, deux pnlits postes sont établis, Tun sur la route de Tampico, l'autre à la rivière où les hommes vont laver.

Le 11 janvier, à 5 heures et demie du soir, la fusillade éclate de tous côtés ; c'est le chef de bande Mendez qui, avec 600 hommes, cherche à surprendre le détachement. Les deux petits postes sont enlevés, mais les hommes ont le temps de se réfugier dans le réduit, et de là nos soldats, postés à leurs créneaux, ne tirent qu'à coup sAr ; les munitions leur sont apportées par le tambour.

L'ennemi met le feu aux broussailles et aux baraques avoisinantes et cherche à incendier les bmnches de palmiers formant la toiture de l'hacienda.

A.prcs 5 heures de combat, Mendez reconnaissant l'inutilité de son attaque et sachant le capitaine Romary en i*oute pour El-Chamal, bat en retraite avec 40 hommes hoi's de combat.

Le capitaine Romary, prévenu que l'on apercevait une grande fumée à Chamal, et inquiet pour la sécurité de ce poste, était parti de San-Bar])ara avec 30 volligeui*s pour venir au secours du lieutenant Libermaun. Le lendemain, le poste est évacué et la 3*" compagnie rentre à San-Barbara.

En mars, le chef de bataillon avec 3 compagnies se dirige au sud sur Miers y Moriza, pour appuyer la poursuite du chef de bande Aurcliano Riveiro, faite par des détachements parlis de San-Luis-do-Potosi, mais celui-ci se déit)be.

Pendant la nuit du 14 mars, les dissidents viennent inquiéter la petite colonne. Le lendemain, des cavaliers la harcèlent pendant sa marche sur Matehuala.

Le commandant Clemmcr place une embuscade de 15 hommes et, accompagné de son adjudant-major, d'un sergent, d'un guide et de 7 cavaliers mexicains, il attend le résultat.

A la vue de 4 cavaliers ennemis, le commandant et son escorte s'élancent en avant, mais ils sont bientôt chargés :i leur tour par 40 cavaliers armés de lances et de canibines. L'escorte du commandant commence par fuir ; le sergent

BÉGIMBNT ÉTRANGEn. 311

Romain est tué, le commandant, à coups de sabre et ed revolver, se débarrasse de trois cavaliers qui le serrent de près et vient au secours du capitaine adjudanl-major Leiiioin<î qui, ronversn de cheval, a rcru 2 coups do fou et 7 coups de lance. Le capitaine cherche à arracher de sa poitrine un tronçon de lance qui s'y est brisé.

Les 15 hommes de Tembuscade, conduits par le sergent Vigoureux et le caporal Ei-ny, viennent à leur secours et les sauvent.

Deux jours après, le capitaine Lemoine mourait des suites de ses blessures.

Des bandes de dissidents de plus eu plus nombreuses sont sif^iialnns au nord do Matelniala; le commandant Clnnincr', commandant supérieur de la ville, prévoyant uno attaque, fait dresser des barricades aux issues de la ville, percer des créneaux dans les murs élevés sur les terrasses des maisons et organise Téglise en réduit. Il a sous K(î6 ordres 300 honumîs du 4' ])at;iillou ot 100 libérables, doïit quelques cavaliers. Avec ceux-ci il organise un peloton de cavalerie qu'il monte avec les chevaux des habitants et dont il conûele commandement à M. le souslieutenant Van den Huyn.

Le 1" avril, Tennemi, au nombre de 3,000 hommes avec 5 pièces de canon, commandé par Ëscobedo^ attaque la ville vers 8 heures et demie. Il simule une attaque vers le nord, puis vient tirailler contre Tenceinte. La plèbe des faubourgs, alléchée par Tespoir du pillage, s'est jointe à lui.

Pour avoir un champ de tir, l'ennemi est obligé de venir mettre ses pièces en batterie à portée de fusil ; mais le feu bien nourri qui l'accueille, le force à se retirer. A trois heures, une colonne ennemie paraît vouloir attaquer, mais elle so replie.

Le commandant, avec 50 cavaliers libérables et une sec-

1. I.c coTninamlanl Gleiiiinor est passé du 5" au 4* bataillon ol a changé

ilo rûsideiice.

312 LA LÉGION ÉTRANGÊnE.

tion d'iafanlerie, tente une sortie contre 200 cavaliers qui s'avancent sur la barricade de la route de San-Luis-de-Potosi| ceux-ci fuient immédiatement, mais on fait prisonniers un homme et un habitant de la ville qui combattaieut <lans les rangs de Tennemi.

. Dans cette sortie on eut un cavalier tué; un légionnaire, resté en arrière, fut assassiné par les gens du faubourg.

A 5 heures, nouvelle attaque dirigée par un colonel dissident aux cris de : Au pillage Matehuala, à niort 1rs Français!

Le colonel est blessé d'un coup de feu, la fusillade cesse et l'ennemi se retire.

Parmi les militaires cités à l'ordre de la division pour cette affaire, on remarque le soldat Nehaus, qui est allé sous le feu de l'ennemi relever nn soldat du train mortellement blessé, et le clairon iillie qui, de la terrasse d'une des maisons les plus avancées, a tué 4 hommes et en a blessé plusieurs.

Aussitôt que les bandes ont quitté Matehuala, les compagnies sont de nouveau employées aux convois et aux différentes colonnes légères.

Le 29 juin, le commandant supérieur de San-Luis-de- Potosi apprend que deux bandes se dirigent sur Cadorce, à l'ouest de Matehuala, pour piller cette ville.

Le commandant fait sortir un détachement composé de Ia4* compagnie du IV bataillon, une compagnie du bataillon d'Afrique, et une compagnie de soldats belges, pourvu de 4 jours de vivres.

La petite colonne, commandée par M. Danton, du régiment étranger, passe par un sentier de chèvres que les Indiens hésitent eux-mi^mes à prendre et marche pendant 48 heures ; elle arrive à 1 kilomètre do Cadorce et enlève nn avant-poste. A 600 mètres de la ville, elle trouve sur un mamelon un poste qui s'est fortifié à l'aide de murs en pierres sèches, le capitaine Danton le fait attaquer par 30

nÉGlMENT ÉTRANGER. 313

hommes du bataillon d'Afrique, conduits par M. Pereire qui tue un guérillero de sa main.

Le gros de la bande prévenu seulement par la fusillade, n'a que lo temps de sauter à ch(.*val et de s'enfuir, abandonnant ses armes, les marchandises pillées et les contributions levées.

Les habitants, qui oui tué 6 à 7 hommes à Tennemi, acclament les Français à leur outrée dans la ville.

Crtte opération, dit le g<5iiéral Douay, fait honneur à la troupe ci a ceux qui l^ont eomiiiandée.

Pendant que ces cvénrmenls se passaient au Mexique, le G" halaillou du rrgiment, formé à Dlidah, s'était embarqué le f) mars.

Débarqué le 25 avril à la Vera-Cruz, il arrive à Mexico le 17 mai et le 30 juin à San-Luis-de-Potosidontil forme la garnison.

Au ir>aorit, f) haUiilluuH sont réunis à Matelmala. On prolite de cette couceniration pour faire un tiercement :

}jC 1" bataillon est commandé par M. Vilmette ; Le 2* bataillon est commandé par M. Saussier; Le 3' bataillon est commandé par M. Clemmer; Le 4* batAÎllon e^t commandé par M. Koch ; Le 5* bataillon est commandé par M. lionneville; Le G* bataillon (à San-Luis-de-Potosi) est commandé par M. de MuHsrt (absent), permutant de M. Choppin-Merey.

M. de Musset était absent et M. de Bonneville étant à Sau-Luis-de-Potosi, ce dernier conserve le commandement du G" bataillon.

A partir de ce tiercement, le régiment est dirigé par échelons sur Queretaro et Mexico et se conforme au mouvement d'évacuation générale.

Cette retraite se fait dans l'ordre suivant :

Dans le courant d'aoAt, les V\ 3" et 5' bataillons quittent successivement Matehuala et viennent occuper San-Luisde-Potosi, où se trouve le G' bataillon.

Le 1*'^ bataillon part de Queretaro et explore le grand plateau qui se trouve entre cette ville et Mexico.

La colonne se compose, outre le 1*" bataillon fort de 450 hommes, de 50 cavaliers, de 2 pièces de montagne et d'une section du génie du régiment étranger.

Le 15 octobre, la compagnie de partisans qui formait Tavant-garde surprend Tennemi dans Huichapam. Les dissidents vivement attaqués, furent mis en complet désordre et laissèrent entre nos mains 30 hommes tués, 50 chevaux sellés et une grande quantité d'armes.

Le succès fut acheté au prix de 2 blessés, parmi lesquels se trouve le capitaine Rouiller, commandant Tavantgarde.

Le 11 décembre, le 1"' bataillon repousse les bandes ennemies d'Eulolio Nunez à Monte-Alto; mais celles-ci, renforcées dans la nuit, viennent, le lendemain 12, attaquer de nouveau la colonne qui se préparait à entrer à Tepeji.

Le combat est long et acharné ; les compagnies se retirent par échelons en combattant, sans se laisser entamer par un ennemi supérieur en forces, elles parviennent à le mettre en déroute. Le bataillon a 4 tués et 9 blessés.

Pendant que la colonne du commandant Yilmette était obligée de céder devant le grand nombre d'ennemis qui cherchaient à Tentourer, le sons-lieutenant de lleckoren, parti de Mexico le 1 1 décemiiro avec 50 hommes de la compagnie montée du régiment étranger, rencontre avant d'arriver à Cuantillon des tirailleurs de l'ennemi qu'il repousse. En entrant dans le village, il est assailli par un feu violent partant de tous côtés. Quoiqne blessé lui-môme, le sous-lieutenant de Heckeren poursuit sa route, mais, à 3 kilomètres de Cuantillon, il trouve devant lui des forces considérables.

Il s'enfornuî alors dans la haciiîuda del Panai pour s'y défendre en attendant les secours qu'il a fait demander.

De 7 heures du soir à minuit, il eut à soutenir l'attaque de 500 hommes de Fragoso. L'arrivée des renforts venant

de Tepeji, amenés par le capilaine Morhain, suflit pour mettre en fuite les dissidents.

J^es ô*' et G** bataillons forment une colonne mobile sous les ordres du lieutenant-colonel d'Ornano, pour secourir Matebuala, pendant que les 2' et 4* bataillons se replient sur San-Luis-de-Polosi.

En octobre, les 2% 3% 5* et 6* bataillons sont placés sous les ordres du général Douay qui pousse jusqu'à Yalle- Pnrissima, au delà de Matebuala, pour dégager le bataillon d'Afrique entouré par les bandes d'Escobedo etdeTrevido, qui commandent un corps de 3,000 hommes et de 8 pièces tle canon.

Les b'^ et G" bataillons, sous les ordres du colonel Guilhcni, restent comme extrême arrière-garde à Queretait). A chaque reconnaissance faite par ces bataillons, Tcnnemi évacue les points qu'il occupe et se replie en évitant tout engagement.

Un décret impr;riai dn 4 juillet 186G avait créé un 7* et un 8' bataillon au régim^-nt étranger '.

D'après la convention passée entre l'empire français et Tempire mexicain, la Légion devait rester 10 ans «iu Mexique après le départ des troupes françaises ; elle devait comprendre 8 baUiillons d'infanterie, 2 escadrons de cavalerie , 2 ballcrifs de montagne, 1 compagnie du génie et une <:ompagnie du train. Cette organisation a lieu le IG novembre 186G à Queretaro, en outre, on vei*se au régiment les cadnîs des Ca/.adores ; ces formations jettent un désarroi complet dans l'organisation qui se complique d'autant pltis que, bientôt après, une décision de l'empereur, en date du mois de décembre 18GG, ordonne de rapatrier tous les Français qui avaient demandé à rester au Mexique et même les militaires de tout grade servant dans les Cazadores.

L'évacuation continue donc lentement et progressive-

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