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KN APniQiJB (oK 187r> A 1882).
187S. — EmplacemcMiLs des balailtoiis. — Envoi des 3* et 4« UulaiUousi au camp de Misserghiii. — KuiidacemciiU des batuilluiu» à la lin de Tannéu 1875. — 1870. — Li^s 2* el 4* bulaillons auv manœuvres. — Bm|ilacemonts dos baluilions. — 1877. — (lolonnc sur les llauU- Plaleaux. — Les Alsaciens- Lorrains nouvidleiuent engagés au rôgiment Amt preuve de qualités uiitiluires. — 1878-187U-1H80. — Le .> et le 4« bataillon aux manœuvres du ramp d'Abdeli. - 1881. — Prédications de Bou-AuicMua. - AbS^issinat du lieutenant Weinlironner. — Soulèveuiont dus tribus du Sud ur.iuuis. — emplacements des batailluus. — Du bataillon mixte de la Légion à la colonne dit («hellala. — l'illuge du convoi. Oolonuc de (iéryville. — (Colonne de Ifallaret. — Le général Détiio prend le commandement do la colonne. — Km|»lncomenls dos colouuos. — Opérations de la colonue de Mallarut. — Le 4* batudiou à la colonne do Tiaret. — I«o colonel de Négrier est nommé ou commandement de la Légion. — («olounes dans le sud. — («olouues Louis, (^olouicu et de Négrier. — Instructions du colonel de Négrier pour la fonuation do muntlic lies colouui;s. — Opérations de la colouue («oloiiiou chez les Ahmours. - Organisation il'uuo compagnie montoo. — (^onroctiuu de cartouchières dites do la Légion. — Formation do deux curopagnies do dépôt. — lu.stallatiou à Ben Khéld.
1875. — Ali 10 avril 1875, la Lc^^ion (^ti-aiigère occiipo les eriiplacemtMits suivants : 1" baUiilloii à Saïda;le2* liatailloii à (jùryvillo aviîc une compagnie à Slissifa; \V bataillon à Mascara ; 4' baUiilloii à Tiaret avec une compagnie à Frendah, une à Mascara; le petit di^pôt à Oi*an.
En septembre, le 4" bataillon vient rejoindre le 3* à Mascai-a, et ils partent tous deu.x pour le camp de Missorghin.
Le général de division y a formé un camp d'instruction composé de 2 bataillons de /.ouaves, 2 (bs tirailleurs, 2 de la Légion, 10 esc^idrons de cavalerie et H batteries d'artillerie à 4 sections.
Les troupes exécutent des mantruvres à simple ci À
nnOIMENT ÉrnANr.ER KT légion ÉTnANGKIIE. 381
double action jusqu'au 15 octobre, date à laquelle le camp est levé.
Le ;V baUiillon est envoya à Mascara, et détache sa 1"* et sa 2" compagnie à Géry ville.
liY'tat-major du régiment et le 4* bataillon viennent tenir garnison à Hel-Abbès qui redevient le centre de la fjégion. Le 1*' bataillon est à Saïda et le 2* à Tiaret.
1876. — Au mois de septembre, les 2' et 4* bataillons prennent part aux maufruvres de toutes armes qui ont lieu entre Mascara et Sidi-bel-Abbès. Ils vont camper à Aïn- Fekan, oùcoinmcMicent les opérations qui cessent le 10 octobre. A cette (laie, un ordre tlu gouverneur général interronii»t les manœuvres et fait diriger iuunêdiatement les troupj?s sur Daya, où ont éclaté de violents incendies dtî forêts.
A la lin de Tannée, le 1'' bataillon est à Saïda, le 2* à Mascara et (îéryville, le iV à Hel-Abbès et le 4" à Tiaret.
1877. — En février, le 3* bataillon est désigné pour fa in» partie d'une colonne destinée à opérer dans les ksojirs «in sud-ouest do la province d'Oran.
(!r balai Mou, a rollrclif d(^ ÔOO boinmes, quitte IJel- Abbès le G février, passe par Hen-Youb, Has-ei-Ma, Taërziza ot arrive à El-Aricha où se forme la colonne sous les ordres du général de Flogny.
Kilo comprend 1 bataillon de zouaves, 1 de tirailleurs, 1 de la Légion, 1 escadron de cliasseurs d'Afrique, 1 escadron de Kpabis et 1 batterie d'artillerie.
Les bonimes port^mt G5 cartoucbes et un jour de vivres de réserve. 20 mulets de bât sont affectés à cbaque bataillon, les compagnies ont cbacune trois cliameaux pour porter les vivres d'ordinaire.
La colonne quille El-i\ricba le 15 février. Elle niarcbe rn ( ané et vient camper successivement à l'Oued-el-
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Ilarmel, à Oglal-Nnadja, à Bcn-Khélil, Magrouin, Aïii- Sefva, Tliiont, ou elle fait un séjour de plusieui*s jours.
Le gros de la colonne se dirige ensuite vei*s Asla pendant que le balaillon do la Légion est chargé d'assurer le ravitaillement.
Cette marche sur les Ilauls-Plalcnux a une corlainc importance au point de vue de la solidité et de la force de résistance aux fatigues, du bataillon de la Légion. Depuis 1870, le recrutement de la Légion a changé ; «au lieu d'Allemands et de Belges, gi*ands et forts, le régiment reçoit maintenant de nombreux Alsaciens-LorrainSi qui sont bien moins forls et moins aptes à supporter les marches. C'est la première fois qu'ils font colonne, et cependant ils s'en tirent 1)icn, graco aux soins de leui*b odiciers et aussi à leur bonne volonté.
Deux compagnies du bataillon sont dirigées sur l'Oued- Somm pour y conduire un convoi de ravitaillement et se joignent à la colonne qui se dirige, par les Moghar et le col de FoMuassa, sur Aïu-Stissifa.
Lo reste du bataillon, avec les approvisionnements et le four de campagne laissés à Thiout, rejoint la colonne à Aïn-SQssifa.
lia colonne reprend ensuite sa marche par El-Auilma, Taoussera, nen-Khélil.
Celle coloiuio avait surtout lui Cfircictëro politique quoiqu'on ait craint un instant une attaque des Ahmours et des tribus marocaines; mais ces contingents se tinrent tranquilles. Bile a surtout, par sa présence dans les tribus^ relardé l'insurrection qui a éclaté en 1881.
lia colonne rentre à El-Arichaoîi les troupes sont licenciées, le balaillon rejoint Bel Aiibès le 26 mars.
1878-1879. — Rien do saillant h signaler dans ces deux annt^es. Kn avril et en octobre, la Légion relève ses bataillons qui occupent toujours les postes de Tiaret, Géryville, Saïda, Mascara et BeLAbbès.
nÉOIMKNT ÉTRANGER ET LÉGION ÉTRANGÈRE. 383
1880. — Los 3** et 4" bataillons sont dirigés sur le camp (l'Abdeli, établi entre Lamoricière etTlemcen, et prennent part (lu K' au 10 octobre aux man couvres des trois armes qui ont lieu dans cette région. Ces troupes se con)poscut de : 2 bataillons de zouaves, 2 bataillons de tirailleurs, 2 bataillons de la Légion, 2 escadrons de chasseurs d'Afrique, 2 escadrons de spahis et 2 batteries d'artillerie. Les événements de Tunisie et les symptômes que Ton signale dans la province d'Orau amènent à penser qu'il est nécessaire d'aiigmenter la force des troupes d'Afrique; nn«* «bM-ision uiinislérielle en date du 20 juillet autorise les eiig.igenients des étraugc;rs sans distinction de nationalité'.
1881. — Depuis quelque temps, une certaine fermentation régnait clans nos tribus du sud. Elles étaient parcourues par les émissaires d'un miu'about dont le nom couuuenrait à se répandre parmi les Arabes. Ce marabout, Bou-Amema, était originaire de Figuig et clief d'une zaouïa <à Mogbar. Il prêchait ouvertement la guerre» sainte et ses mokUaddem (fidèles) portaient partout la bonne parole. Les Arabes acbetaient de la poudre venue par la frontière du Maroc et obéissaient difficilement aux ordres de l'autorité française.
Le 22 avril, M. le lieutenant Weinbrenner, adjoint au bureau arabe de Géryville, et ses deux f^pahis d'escorte éUaient assassinés chez les Djeramma, «le la tribu des Ouled-Ziad-Gliarabab, où le lieutenant était venu pour arrêter un d'S mokkaddem de Dou-Amema, signalé comme prêt liant la révolte à nos tribus.
A la suite (hî ce meurtre, l'insurrection éclate. Les Trafis se concentrent entre Kadra et Siissifa; ils hésitent cependant encore à faire défection complète.
A cette date, la Légion occupe les postes suivants: 1''