VI PREFACE
monde , des vilenies : voilk , en peu de mots , la matière de ce travail. Il nous a coûté plus de temps et de labeur qu'on ne le croirait. Le carton des archives, que le regretté Chassin avait exploré et signalé, ne contient pas de pièces essentielles. Une foule de documents d'un grand prix ont été détruits par les Vendéens ou dispersés ; nous n'avons plus, par exemple, les contrôles de la brigade germanique et nous ignorons les noms de ses soldats; nous ne pouvons savoir au juste combien elle avait d'Allemands, de Suisses, de Belges et de Français. Certains personnages de cette légion ont échappé à notre enquête. Pourtant, grâce à des recherches poussées avec patience de tous côtés, grâce à l'obligeance de plusieurs érudits, de M. Léon Hennet, de M. Ch. de Grandmaison, de M. Th. Schoell , de M. Savine , nous avons pu, croyons-nous, retracer aussi complètement que possible l'histoire de ces « Germains » et, en passant, rectifier des erreurs courantes. On ne dira plus comme Avenel dans son Clools, comme Maze et Parfait dans leur Marceau, comme Lallié dans son Carrier, que la légion était commandée par Gerresheim, par Hamberger, par Westermann. On ne nommera plus Weissen l'héroïque Van Vessem. On saura que c'est Malaquin , et non Chaillou , qui a tué lé vendéen Dommaigné ; que c'est Schweninger qui a tué le chouan Coquereau ; que le premier capitaine juif qu'ait eu l'armée française, est sans doute le