‹ La Législation Fiscale EspagnoleChapitre 19 sur 87 · Desdévises du Dézert, op. cit., L · texte numérisé non relu

Desdévises du Dézert, op. cit., L

différents aux clercs et aux laïques, les uns et les autres payaientles mêmes droits et, à la fin de l’année, le Trésor remboursait aux ecclésiastiques ce qu'ils avaient payé de trop (1).

Les nobles, si rebelles au moyen âge, furent frappés à leur tour en 1631 par l’impôt de /anzas y medias anatas, créé par Philippe IV. Le droit de /anzas était exigé des nobles qui, avant la création des armées permanentes, devaient tenir un certain nombre de soldats à la disposition du roi. Les ducs payaient 7.000 réaux annuellement, les marquis ou comtes 3.600. Les prélats étaient exemptés. Le droit de media anata comprenait la moitié du traitement affecté aux emplois concédés par le roi la première année de leur jouissance, et une certaine somme versée par les détenteurs de titres de noblesse au moment de la création de ces titres ou de leur transmission par voie de sucession.

Sous le règne des monarques autrichiens, l’administration tendit à se centraliser. D'une part, l'autorité des Cortès déclina et le roi se passa parfois de leur vote ; d'autre part le Conseil des finances, créé par Philippe Il, ne garda plus guère qu'un rôle consultatif et reconnut la suprématie du surintendant des finances, nommé pour la première lois par Charles Il en 1687.

Au-dessous du surintendant, le trésorier général était

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