‹ La Législation Fiscale EspagnoleChapitre 6 sur 87 · UT · texte numérisé non relu

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terres d'un seigneur cultivées par des colons, c'est-àdire par d'anciens esclaves ayant recouvré leur liberté à la faveur des guerres (1), les béAétries, bourgs libres dont les habitants ont le privilège d'élire leur seigneur, soit parmi les membres d’une famille déterminée (béhétrie de lignage), soit avec pleine liberté (béhétrie de mer à mer). Cette institution est essentiellement castillane et unanimement admirée par les auteurs espagnols. L'impôt se présente dans ces communes plus comme un contrat que comme un acte d'autorilé unilatéral, aussi y est-il très faible : dans quelques béhétries on se borne à donner à manger au seigneur quand il vient ; dans beaucoup on donne ce qu’on veut, et dans un grand nombre absolument rien (2).

Le plus important des droits seigneuriaux est le cens ou infurcion, payé par le serf (siervo de la qleba, solariego) pour le domaine utile de la terre (3). Parfois c'était une somme indéterminée, laissée à la volonté du seigneur (4). Dans les rea/engos elle se nommait mar-

zazqa Où marliniega, noms dus aux époques de percep-

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