Canon 1 du XVI, Concile de Tolède, en
4. Depuis Léovigilde, il y eut à côté de lui le comte des patrimoines, le comte des maisons de monnaie, et le comte des numéraires. Ce dernier élait chargé de la perception des tributs. (Sanchez de Ocana, op. ctt., p. 58.)
5. Froya, qui souleva les Vascons d'Aquitaine, pénétra dans la péninsule et atteignit Saragosse.(La Fuente, op. cit., part. 1, livre IV., chap. V et VIL) Les derniers souverains goths semblent avoir rétabli l « odieuse fiscalité » du bas-empire Piernas. Hacienda publica, W, 3%), mais ce n'est là néanmoins qu'une cause très secondaire de la ruine de la nation wisigothe. (Alyala Alvarez, op. cit., p. 96.)
Rue CESR
de caractère général ; l’asaque, égal au dixième des produits de la terre, des troupeaux, des mines, et peut-être aussi de ceux de l’industrie et du commerce (1), et l’a/mojarifazgo, droit de douane de 10 0/0 perçu à l’exportation el à l’importation. Un impôt spécial frappait les mozarabes et les juifs : le {ahadil ou capitalion, basé sur la propriété foncière et industrielle. Les contribuables étaient divisés en trois classes. Les riches payaient 48 dirhems, les citoyens de classe moyenne 24 et ceux qui vivaient de leur travail personnel 12 seulement (2). Ce très curieux système cédulaire, qui fait presque déjà la distinction entre les revenus du capital et du travail, dérivait des théories mahométanes touchant les relations entre vainqueurs et vaincus. En payant ce tribut le chrétien obtenait les mêmes droits politiques que le
musulman, d'où le nom de {ahadil (égalisation) (3).
1. Conde. Historia de la dominacion de los arabes en Espana, partie I, chap. XXII. — Rosseuw-Saint-Hilaire. Histoire d’Espagne, livre V. chap. V.— Les auteurs ne sont pas toujours d’ac- Cord sur le taux de cet impôt qui semble avoir parfois varié: Condé, op. cit., 1, 218 note. — The history of the mohammedan dynasties in Spain. Pascual de Gayangos, I, 401.
2. Dozy calcule ces valeurs en francs ; il trouve respectivement : 316 fr. 80, 158 fr. 40, 99 fr. 20. (Histoire des musulmans d'Espagne jusqu'à la conquête de l'Andalousie par les Almoravides, 11, 4o et 41.)
3. L'impôt cessait d’être perçu dès que le dissident se convertissait à Mahomet, et c'est peut-être là un des motifs de la tolérance des musulmans en Espagne, étant donné le positivisme de ce peuple. (Dozy, op. cit., 11, 41.) Malheureusement les résultats obtenus dans la pratique différaient de la théorie, car la population mozarabe diminuait, et comme les autorités exigeaient toujours de l'impôt le même rendement, le taux de celui-ci ne cessa de croître sous le règne des derniers califes. « Les survivants payaient pour les RTS » (Ayala Alvarez,
op. cit., p. 96).
—— 14 —— L'organisation administrative égalait en simplicité le système financier : l'hagib, ou premier ministre, avait parmi ses secrétaires un chef des finances qui dirigeait les trois branches de l’administration, de la comptabilité et de la statistique (1).
Il est intéressant de remarquer que, plus les monarchies chrétiennes prospèrent et s'’agrandissent, plus leur situation financière devient mauvaise : au contraire, les califes musulmans, quoique appauvris et perdant de lour en jour leurs possessions et leur prestige, ne furent jamais réduits aux mêmes expédients que leurs vainqueurs, si bien qu'envisagée à ce point de vue, l'apogée des chrétiens reste inférieure à la décadence des maures.
Les petits Etats qui entreprennent la reconquête de l'Espagne sont des formations de combat. Humble est né le royaume asturien, humble est l'origine de ses finances. Dans la pure société féodale, le droit de lever des contributions est un attribut de la haute justice ; il appartient donc au roi comme aux seigneurs (2). Ces contributions varient suivant la condition des seigneu-
ies. À ce point de vue, il faut distinguer les rea/engos, qui dépendent du roi seul, les abadengos, domaines con-
cédés par le roi à des ecclésiastiques, les so/ariegos,