‹ La législation romaine en matière de nationalitéChapitre 38 sur 70 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

La Reconnaissance.

La reconnaissance dans le droit de la nationalité (qui n’a rien à voir avec celle du droit civil) est une institution originale qui s'explique par la situation spéciale de la Roumanie.

Les Principautés Roumaines n’ont jamais englobé qu'une partie de ceux qui parlaient la langue roumaine. Ainsi la Transylvanie, avant même d’avoir réussi à créer un Etat unitaire a été soumise à la domination des rois de Hongrie et, sauf un tout petit laps de temps dans les dernières années du xvr° siècle, elle n’a jamais été réunie aux principautés de Valachie et de Moldavie.

En 1774 le traité de Koutchouk Kaïnardji cédait à l'Autriche, au nord de la Moldavie, la belle province de Bukovine. Et en 1812 et 1878 les Russes prenaient l’est de la Moldavie, appelé, par eux, Bessarabie.

Enfin, au sud de la péninsule des Balkans, en Macédoine, en Thessalie, dans l’Epire, des centaine de mil-

liers de Roumains vivent séparés du groupe du Nord

depuis le haut moyen âge‘ et parlent un dialecte spé-

1. Le problème de l’origine des Roumains de Macédoine ou Koutzo-Valaques est resté une grande énigme, discutée avec passion par les historiens comme par les politiciens. Il est vraisemblable que jusqu’à l’arrivée des tribus slaves (vrr°-

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