‹ La lèpreChapitre 93 sur 144 · DE U EVOLUE ION LÉPREUSE · texte numérisé non relu

DE U EVOLUE ION LÉPREUSE

éruptions maculeuses, par exemple, surviennent tantôt des paroxysmes névritiques avec leurs conséquences habituelles, tantôt des floraisons de nodules évoluant comme dans la lèpre tubéreuse. Suivant que l’une ou l’autre s’accentue, la physionomie symptomatique rappelle l’une ou l’autre des formes en apparence pures. Dans un même cas, le tableau peut se modifier d’une période à l’autre. Les éléments divers se mêlant en toutes proportions, il en résulte des types dont la variabilité défie toute description d’ensemble.

Cette division tripartite basée sur la topographie , sur la prédominance des localisations sur un ou plusieurs systèmes organiques n’est pas la seule. D’autres classifications rangent les formes d’après Y évolution clinique ou d’après Y intensité plus ou moins grande des symptômes : d’où des formes abortives , frustes , décomplétées, monosymptomatiques, latentes dont il sera question au pronostic et au diagnostic.

La Conférence de Manille (janvier 1931), conseille de diviser les cas de lèpre, au point de vue de leur évolution, en : actifs, quiescents, arrêtés.

Cas actifs : Ceux dans lesquels il y a des signes évidents, cliniques ou microscopiques, de progression ou de régression, avec ou sans troubles de l’organisme.

Cas quiescents : Ceux où l’on ne trouve plus les signes cliniques ou microscopiques d’activité.

On appliquera ce terme aux cas où les signes d’activité font défaut depuis au moins trois mois, l’examen clinique et microscopique étant renouvelé chaque mois.

Cas arrêtés : Ceux qui sont restés quiescents pendant au moins deux ans (1).

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