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conseils où se trouvent toutes les règles d’hygiène indispensables à leur état et les obliger à les suivre, sous peine de sanctions correctionnelles.
Parmi ces prescriptions d'hygiène le régime alimentaire est d’une première importance pour le malade. Des nombreux auteurs qui conseillent un strict régime donnant des résultats merveilleux, nous trouvons les intéressantes observations du docteur Paul Ferrier (de Rabat), présentées dans un communiqué à la Société de Pathologie Exotique, sous le titre de « Traitement Physiologique de la lèpre ».
L’auteur conseille trois repas par jour : le premier, aussitôt que possible, le matin; le second, à midi, et le troisième, au moins 7 heures après la fin du second; une demi-heure avant chaque repas, boire un verre d’eau à bicarbonate de chaux, non gazeuse de préférence.
L’ingestion d’eau avant les repas a pour but d’obtenir une évacuation de l’estomac avant l’ingestion d’un nouveau repas, évitant ainsi la fermentation produite par les acides des restes du repas antérieur avec le nouveau.
Aliments à proscrire: à cause de leur acidification facile et rapide : lait, fromages, beurres, graisses, sauces; toute boisson différente à l’eau, sera interdite à l'exception de thé et café.
Les acides quelqu’ils soient seront supprimés; ni
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citron, ni vinaigre, ni oranges, ni aucun fruit semblable aux précédents en acidité.
Les aliments à prescrire sont les albuminoïdes, de
même que pour le régime des tuberculeux, ils doivent constituer la plus grande partie du repas; les: œufs, la viande maigre, le poisson, les légumes verts et frais à l’exception de navets, carottes, topinambours; les pommes de terre et le riz sont à conseiller.
Il serait intéressant de propager chez les gens du peuple l'habitude de se chausser, car des petites écorchures, même insignifiantes qui se voient chez les individus qui marchent à pieds nus, peuvent donner prise non seulement au tétanos, anquilostomiase, mais aussi à la lèpre, comme l’a observé le docteur Enrique Gomez au Pérou, chez les gens pauvres qui, par absence de chaussures, présentaient dans les talons, des fissures qui pouvaient faciliter l’entrée du bacille: il constata que chez ces malades, la lèpre commencçait fréquemment par les pieds et les jambes.
En même temps que cette prescription de vivre chaussé, devrait se faire la lutte contre les insectes (puces punaises, chiques, poux), car bien qu'il ne ‘9 { pas encore démontré que ces animaux sont un moyen de transmission de la maladie, il y a eu des au:eurs qui ont trouvés des bacilles de Hansen dans ces parasites si familiers chez les gens malpropres.
Empêcher également que les malades crachent par
‘ terre, en employant des crachoirs contenant des solutions formolées, phéniquées, etc.
Laver les planchers des habitations avec des chiffons mouillés dans une solution javelisée et non balayer à sec, évitant ainsi la formation et la dispersion des poussières.
Que le linge des malades soit bouilli et leur soit tout à fait personnel, de même que les objets dont ils se servent pour boire, manger, etc.
Les règles de prophylaxie données par plusieurs médecins et, parmi ceux du pays, celles du docteur Mon.:oya Flôrez, ont été très étudiées et paraissent très complètes.
-A titre de renseignement sur l’intérêt que porte le gouvernement à la lutte contre la lépre, nous allons reproduire ici, le tableau récapitulatif des dépenses faites dans l’année 1935 par le Département National d'Hygiène, tableau extrait de la revue publiée par le Ministère des Finances.
Hygiène générale (Personnel et
A ÉOLIE DR SPORE EME RRE nr 381.616 »
Dépenses générales …............ 27.732,68 Institut National d'Hygiène Sam-
DETpeLeMATENOr RUN ne 98.750,33 Assistance: publiques." PS 172.308 »
Léproserie (Personnel et matériel) 1.553.862.20
OLA TRS En ARMES ? 2.234.269,21