TRAITEMENT
Après avoir essayé tous les moyens thérapeutiques que la science médicale est arrivé à mettre dans les mains des léprologues, avec plus ou moins de réussite jusqu’à la découverte du Chaulmoogra, le traitement classique d'aujourd'hui, les efforts pour combattre la maladie dans le pays, n’ont pas cessés et nous passerons en revue les traitements qui ont été employés.
Le sérum antilépreux (le premier dans son genre), du léprologue Carrasquilla, fut employé pendant quelques années avec des résultats indistinctement variables; on voyait dans quelques cas des améliorations inais pas de guérisons. D’autres expérimentateurs comme Hallopeau n’ont obtenu aucun résultat.
Le traitement arsénical, le salicylate de méthyle, l’iodure de potassium, l’acide phénique injecté sous forme de solution au 2 % dans les tubercules.
L’otoba, graisse végétale extraite d’une annonacée des pays chauds (Mirystica Otoba) qui produit un merveilleux effet dans le traitement de la Gale, était employée sous forme de frictions et aussi de pilules.
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Après, vient le traitement par les acides gras du Chaulmoogra, qui sont employés mondialement et
qui est le traitement aujourd’hui employé en Colombie
avec des résultats très encourageants.
La communication de 121 malades traités pendant une année par les éthers éthyliques des acides gras de l’huile de Chaulmoogra, par les docteurs Parra et Santos dans les léproseries de Colombie, communication présentée à Berlin, dans la Troisième Conférence Internationale de la lèpre, nous incife à avoir des grands espoirs dans ce traitement reconnu dans tout le Monde, sinon comme spécifique, au moins comme un des meilleurs.
Suivant les travaux de Hollmann, Dean et Mac- Donal à Honolulu, les chimistes colombiens Dres, Lléraz Codazzi et Barriga Villalba, se mirent à l’œuvre et arrivèrent à préparer dans leurs laboratoires, un mélange des éthers éthyliques, que les docteurs Ricardo Parra et Jorge Santos employèrent en avril 1922 sur un grand nombre de nialades.
Avec des doses comprises entre 1 et 15 centicubes en injections intra-musculaires avec des intervalles d'une semaine, ils ont observé pas mal d'améliorations dans les formes nodulaires et nerveuses, mais peu de succès dans la forme complète ou mixte.
Is ont remarqué aussi que le même traitement dans les cas non avancés, se montrait profitable ou
HS
SOPAO TS
nul, dans les états où la maladie était plus avancée ou proche de la cachexie, donnait un coup de fouet à la maladie en donannt une aggravation rapide.
Le résumé de ces observations est le suivant :
Cas d'amélioration très marquée...... 43 Cas d'amélioration appréciable ........ 57 AHCUTLERESURMR Lee PNR Rire 20 CSI OU I FT TPE LL HAS ee eee 0
D'où se dégage l'importance pour la réussite du traitement, d’un diagnostic précoce de la maladie.
Le 9 mars 1930, on a mis en liberté un premier groupe d’onze malades considérés comme guéris dans la léproserie d’Agua de Dios, car, après quelques années de iraitement par les éthers éthyliques des acides gras de Chaulmoogra, les examens clinique et bactériologique étaient totalement négatifs.
Dans la même année, on a libéré trois groupes de plus et dans les années postérieures, les guérisons par le Chaulmoogra ont continuées.
Le léprologue Aaron Benchetrit, docteur des Facultés de Paris et Caracas, appelé en 1927 par plusieurs départements pour traiter les malades desdits départements, a obtenu de très bons résultats, car, jusqu’au mois de juillet 1935, il avait donné comme guéris socialement 212 patients et en avait en observation, prêts à être libérés dans la même année, 144 de plus.