‹ La Lèpre en ColombieChapitre 17 sur 17 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Malgré la constante lutte que le gouvernement colombien a déployée contre la lèpre, la maladie continue à sévir dans le paÿs, car 7.317 lépreux isolés pour 8.000.000 d'habitants est une proportion assez considérable.

En matière de prophylaxie des malades, on doit veiller à la nourriture et aux habitations des malades indigents et obliger tous les malades à suivre, dans leurs demeures respectives, les règles d'hygiène données dans les léproseries et dispensaires.

La réalisation rapide des dispensaires dans toutes . les capitales des départements; au moins dans celles de ceux qui sont plus infestés.

Obliger les malades qui sont libérés après guérison, à venir dans ces établissements avec fréquence pour suivre le traitement de consolidation et les examens qui sont nécessaires pour éviter la récidive.

Ces dispensaires devront être munis de laboratoires et dirigés par des médecins capables, sinon. spécialisés dans la matière.

La séparation dès la naissance, des enfants nés de parents lépreux, ainsi qu’on le fait pour les enfants nés de mères tuberculeuses.

Supprimer les pensions aux malades aisés pour

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améliorer le régime alimentaire et la façon de vivre des malades nécessiteux.

Encourager chez le peuple, par des moyens de propagande spéciale, en le frappant par des tableaux. affiches dans les écoles et dans les endroits publics, conférences publiques si possible avec des projections cinématographiques, montraint ainsi le danger de marcher à pied nu, en lui faisant voir les différentes maladies capables de pénétrer par la peau; en résumé, lui montrer les avantages de vivre chaussé.

Mais en plus de cette propagande d'hygiène, il faut que le gouvernement résoude le problème de mettre à la disposition du peuple, des chaussures à bon marché. De même qu'on fabrique des pantoufles dans les prisons, on devrait fabriquer des chaussures à des prix abordables pour les gens pauvres.

Aussi, montrer au peuple le danger que présentent les insectes familiers (poux, punaises, chiques et mouches) dont la transmission de différentes maladies et par conséquent lui faire voir l'intérêt qui existe dans leur destruction.

Vu : Le Doyen, Vu : Le Président de Thèse, RoOUSSY TANON

Vu et permis d'imprimer :

Le Recteur de l'Académie de Paris, CHARLÉTY.

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