LA LÈPRE ET LES ENQUÊTES OFFICIELLES
des mesures légales touchant la séparation des lépreux, qui étaient à prendre ou à omettre suivant que la maladie serait contagieuse ou ne le serait pas.
Dès que les premiers rapports des colonies furent arrivés au « Collège » (c'était en 1863), le soussecrétaire d'État lui renouvela sa demande sur le caractère contagieux. Le (( Collège » , qui avait nommé un comité ad hoc, répondit :
« Le nombre des rapports reçus jusqu'à ce moment parle « Colonial » et par le « Foreign Office » se monte à 62. Ces envois sont venus de quelques colonies des Indes occidentales, et aussi du New- Brunswick,des îles Ioniennes, et dequelques points de l'empire turc, de Sierra Leone, Tunis et le Caire ; de Tabreez (Perse), Ceylan, Hong-Kong, la Chine et Kanawaha. Outre ces envois officiels, 4 réponses ont été reçues de personnes médicales aujourd'hui résidant dans ce pays, mais qui ont vu la maladie dans différentes contrées étrangères.
« Dans 45 de ces réponses est exprimée l'opinion arrêtée que la maladie n'est pas contagieuse. Toutefois, quelques-uns seulement des rapporteurs donnent des faits à l'appui de cette opinion.
« Dans 9 des réponses est exprimée l'opinion que la maladie est contagieuse ; mais elles n'apportent pas de preuve satisfaisante en faveur de leur point de vue.
(( Quant aux 12 autres, ou bien elles n'expri-