DU GOUVERNEMENT ANGLAIS. O
ment aucune opinion au sujet de la contagion, ou bien leur exposé est totalement vague.
(( Le Comité, ayant attentivement examiné les réponses reçues, est d'avis que le poids et la valeur de la preuve qu'elles fournissent est grandement en faveur du caractère non contagieux de la lèpre.
« En conséquence, il répète ce qu'il avait déjà dit (dans une autre circonstance), que les réponses reçues jusqu'ici ne contiennent pas de preuve qui justifie aucune mesure de contrainte pour la séparation des lépreux. »
Cependant des colonies diverses les autres réponses continuaient à venir. Les dernières parvinrent en 1865. 11 y en avait plus de 250, fournies généralement par des médecins, quelques-unes par les consuls. Alors, sur ces nombreux travaux, qui faisaient connaître l'opinion de presque tout le corps médical des colonies anglaises, le Comité présenta un rapport général extrêmement intéressant, dont la conclusion, en ce qui touche le caractère contagieux de la lèpre, ne faisait que reproduire avec force, comme on va le voir, la négation déjà donnée.
La question que lé « Royal Collège » avait posée sur ce point était la suivante :
« Avez-vous rencontré des cas oiî la maladie parût contagieuse dans le sens ordinaire du mot, c'est-à-dire communicable à des personnes bien portantes par contact direct ou étroite proximité avec des malades ?