RÉSUMÉ. — LA LÈPRK EST CONTAGIEUSE
mariées et des employés d'hospice^ qui sont tout à fait inacceptables.
Toutefois, en reconnaissant le caractère contagieux de la lèpre, nous nous garderons beaucoup d'être exclusif et de nier les autres causes. Chacune de ces causes prédomine ordinairement dans une localité suivant les circonstances. Cette prédominance a trompé ; et une observation trop locale et restreinte a conduit à rejeter des faits qui, en d'autres lieux, étaient patents. Ainsi, dans les Sandwich, sévissent la contagion (et cohabitation), favorisées par des maladies et par l'absence de mœurs. Au New-Brunswick, au contraire, oii les malades sont très évités et très séparés, le fléau se circonscrit en grande partie dans une famille ; et ce n'est plus alors la contagion, mais l'hérédité qui l'emporte. Elle l'emporte généralement, ou elle devient plus visible, quand la contagion est restreinte soit par la pear, soit par une autre cause. Ailleurs, comme à Maurice, ou dans nos Antilles anglaises, l'importation par l'immigration joue un rôle considérable. Ailleurs encore, toutes les causes fondront à la fois; mais il ne faut pas se faire illusion, la facilité de mœurs qui règne trop dans les colonies fait beaucoup d'œufs nouveaux qui, par l'hérédité, deviennent ensuite des fourmilières. Les opinions médicales ont assez suivi ces variétés topographiques. Le D' D. Landré écrira que lacontngion est la seule cause de la lèpre^ un autre, que
c'est l'hérédité, et que la contagion doit être formellement niée, etc. Dans cette matière comme en toute autre, il faut observer beaucoup, et ne se prononcer qu'après avoir, autant que possible, tout vu et vu deux fois.