JEANSELME et JOLTRAIN. — Presse Méd., 27 juillet
10. V. Bases et V. BusiLa.— L'extrait ethéré de lépromes gardés depuis des années dans l'alcool comme antigène lépreux. Comptes rendus de la Soc. de Biologie, t. LXVII, p. 817.
11. Niscniura. — Ueber die Komplementbindungsreaktion bei Lepra. Zeitsch. f. Immunit. 1, Orig., t. VII, 26 octobre 1910.
42. Levaprri et Yamanoucai. — Note du Bulletin de l’Institut Pasteur, 1908, p. 959.
13. JEANSELME et VERNES. — Cytologie et sérologie de la lèpre. Presse médicale, 271 juillet 1912.
14. EnLers et Bourrer. — Réaction de Wassermann dans la lèpre. Bul.
Soc. Palh. Exot., t. 11, 10 novembre 1909.
15. H. Mucx. — JI° Conférence de la lèpre. Bergen, 1909, t. IIT, p. 373. 16. Bauer et Mer. — Zur Technik und klinischen Bedeutung der Wassermannschen Reaktion, Wien. klin. Woch., 1908, pp. 1165-74;
peau normale de Haan et Grijns”; extrait alcoolique de sarcome, de carcinome, Frugone et Pisani; des bacilles de la lèpre isolés par l’antiformine, Steffenhagen*; de lépromes du rat, Mezincescu”; de bacilles tuberculeux, Frugone et Pisani, Babes, Much; de bacilles acido-résistants, Babes, Much ; de lécithine, Slatineano et Danielopol, Pasini; de sérum antituberculeux de Hœchst, Frugone et Pasini.
La multiplicité des antigènes utilisés indique suffisamment l'indigence spécifique de la méthode.
Aussi ne faut-il pas s’élonner qu'on l'ait aceusé d’avoir fait quelque peu faillite.
Certes, les résultats expérimentaux ne sont pas aussi beaux que les premières recherches permettaient de l'espérer. Tous les lépreux ne réagissent pas et ceux qui donnent une réaction positive sont surtout des lépreux tuberculeux ou mixtes (80 p. 100 d'après les meilleures statistiques, portant sur un assez grand nombre de malades). Or, pour cette catégorie de sujets, le diagnostic est souvent plus rapide et plus facile autrement. Parmi les lépreux nerveux, 15 p. 100 seulement donneraient un séro-diagnostic positif. Il faut encore, parmi ceux-là, faire la part des syphilitiques, car la tuberculine préconisée par Meier, l'extrait éthéré de bacilles tuberculeux conseillé par Babes, les bacilles lépreux isolés par Steffenhagen ne permettent pas de faire la part de la lèpre plus que les autres corps couramment employés. Jeanselme et Vernes ont vu que les syphilitiques réagissaient aussi aux antigènes lépreux. Il y a même des sérums de certains malades qui fixent l’alexine sans antigène (Ranzi, Ehlers et Bourret, etc.)
D'autre part, Ehlers et Bourret, Thomsen et Bjarnhjedinson ont constaté que le titre de la réaction était variable pour un même malade auquel on fait des saignées espacées.
1. De Haan et Gruns. — Fixation d’alexine avec l'extrait de peau humaine normale. Gen. Tijdsch. med. Indie, t. L, 1910.
2. K. STEFFENHAGEN. — Ueber Komplementbindungsreaktion bei Lepra Bert. klin. Woch., n° 29, 18 juiliet 1910.
3. D. Mezincescu. — Maladie lépreuse du rat et ses relations avec la lèpre humaine. Comptes rendus de la Soc. de Biologie, 5 mars 1908. — Maladie des rats et lèpre humaine. /bid., 16 décembre 1908.
4. H. Mucx. —- Serological and experimental studies on leprosy. Trans, soc, of Trop. med., mars 1912.
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D'après Jeanselme, le traitement approprié, qui fait disparaître la réaction de Wassermann chez les syphilitiques, la laisse intacte chez les lépreux et permettrait de distinguer ceux-ci de ceux-là.
En somme, la réaction d’Eitner ne diffère pas de celle de Wassermann et le séro-diagnoslic ne permet pas de se prononcer entre la syphilis et la lèpre, sans le secours de 1a clinique. La proportion des lépreux dont le sérum fixe le complément est aussi forte que celle des syphilitiques qui réagissent positivement.
Les lépreux nerveux sont souventdes lépreux guérisou dans l'organisme desquels il n'existe plus que quelques bacilles; il n’est guère surprenant que chez eux la réaction sérique soit souvent négative.
Le séro-diagnostic reste très intéressant et doit toujours être pratiqué. S'il n’a pas simplifié la clinique, il permetnéanmoins, dans bien des cas, de lever un doute.
Il est surtout très important dans les cas de lèpre fruste. Ces cas particulièrement légers donnent cependant une séro-réaction qui, fréquemment, est positive. Si la méthode de Jeanselme fournit le moyen d'éliminer les syphilitiques, on voit combien le séro-diagnostic devient précieux pour déceler les lépreux frustes que la clinique ne permet pas de découvrir‘.
Enfin, quand il s’agit de porter un diagnostic, aucun moyen d'information n'est négligeable. Cette raison seule suffirait à justifier le maintien dans la pratique de la séro-réaction d'Eitner.