TworT. — Proc. Roy. Soc., t. LXXXIIT, 1910, p
Currie, Brinckerhoft et Holiman. — Celui de Currie, Brinckerhoff et Hollman, et celui de Duval, d’après ces auteurs, devraient être identifiés au bacille de Clegg.
Duval. — Le bacille de Duval, que je possède, n'a pas donné entre mes mains les lésions caractéristiques que le savant américain à provoquées par inoculations répétées au singe. Il pousse facilement sur tous les milieux en formant des colonies crémeuses, jaune orangé. C’est un germe très court, coccoïde, avec un espace clair central.
Il est vrai que Duval est un peu, dans ces derniers temps, revenu sur ses premiers travaux.
Il estime maintenant que les lésions lépreuses renferment souvent deux germes, le bacille chromogène de Clegg et un autre, non chromogène, ne cultivant que sur les milieux aux acides aminés, et, partant, plus intéressant. Les réactions biologiques n'ont pas été plus concluantes pour celui-ci que celui-là et la confiance de Duval dans la spécificité de ces germes parait désormais un peu ébranlée ‘.
Marchoux. — En inoculant sous la peau du rat du mucus nasal de lépreux, j'ai vu se développer au milieu d’une infinité de germes étrangers un bacille acido-résistant qui, dans des préparations faites à des dates différentes après l’inoculation, paraissait provenir de globies, augmentant de volume et s’allongeant en longues tresses. Ce bacille à été cultivé in vitro sur des fragments d'organes stérilisés à 115 degrés. Je n'ai jamais pu l'obtenir pur. Il n’est pas alcoolo-résistant.
Twort. — Twort pense avoir cultivé le bacille de la lèpre sur des milieux contenant des bacilles tuberculeux tués et broyés. Je n’ai pas encore eu à ma disposition des cultures de ce germe.
1, Cu.- W. Duvaz et C. WELLMAN. — À new efficient method of cultivating bacillus lepræ from the tissues. Journ. am. med. Assoc., t. LVIIL, n° 19 14 mai 1912.
— Id. — A critical study of the organisms cultivated from the lesions of human leprosy, with a consideration of their etiological significance, Journ. of inf. dis.,t. XI, n° 1, juillet 1912.
28 D' MARCHOUX [908]
Bayon. — Bayon, sur gélose au bouillon de poisson, a retiré des tubercules lépreux un streptothrix qu'il considère comme identique à celui qui a été cultivé par Kedrowski. Ce microbe que je possède, grâce à l’obligeance de M. Bayon, pousse sur tous les milieux de laboratoire, mais ne se développe pas à la température du laboratoire. Les cultures renferment un bacille nettement acido-résistant qui est pathogène pour les animaux et paraît être un paratuberculeux.
Neisser. — Un certain nombre d'auteurs ont constaté un développement des bacilles de Hansen dans des milieux organiques. Neisser ‘, après avoir introduit dans un œuf de poule cuit un fragment de léprome, a constaté qu'il s'était multiplié une quantité de bacilles assez considérable pour former un volume double du matériel ensemencé ; il n’a pu obtenir une deuxième culture.
Besancon, Griffon et Leredde. — Besançon, Griffon et Leredde*, en ensemencant sur gélose au sang des fragments de lépromes, virent se développer à la surface du milieu quelques petites colonies blanches, opaques, uniquement composées de Pacilles acido-résistants présentant tous les caractères morphologiques du bacille de Hansen. Cette première culture n’a pas pu être repiquée.
E.-Weil. — Emile-Weil” a aussi obtenu un premier développement dans les œufs. Après avoir été ensemencés dans le jaune avec de la lymphe extraite d’un léprome jeune, les œufs étaient placés à l’étuve à 37-39°. Deux fois sur 26, au centre du jaune coagulé, il s’est développé une colonie étoilée qui était entièrement formée de bacilles acido-résistants. Le repiquage a été impossible.
1. NEISSER. — Histologische und bakteriologische Lepra-Untersuchungen. Virch. Arch., t. CIII, 1886, p. 355.
2. BESANCON, GRIFFON et LerEDDE. — XIIIe Congrès intern. de méd., Paris, 1900, Bact., p. 60.
3. E.-WEIL. — Essais de culture du bacille lépreux. Ann. Inst. Past., décembre 1905.
Ch. Nicolle. — Entre les mains de Ch. Nicolle” du liquide de broyage des lépromes jeunes à donné aussi un commencement de culture dans le culot de condensation des tubes de gélose au sang (milieu de Novy-Mac Neal). Mais toutes les tentatives pour obtenir une deuxième génération ont échoué.
Nature des germes cultivés. — En somme, dans tous ces essais, le bacille de Hansen semble s'être multiplié à la faveur du tissu lépreux qui était contenu dans le matériel d’ensemencement. Cet aliment spécial épuisé, la culture s’est arrêtée et n’a pu être régénérée. |
Qu'il s’agisse en ces cas de vrais bacilles de Hansen, la chose est probable, étant donné le nombre des observateurs qui ont obtenu des résultats identiques. Mais il convient d’être beaucoup plus réservé en ce qui concerne les cultures en série. Le nombre et la diversité des germes obtenus, la facilité de leur culture et leur différence morphologique ou réactionnelle avec le bacille de Hansen font concevoir des doutes sur leur spécificité.
Il est possible, après tout, que l’un d'eux soit le bon, mais la démonstration en est jusqu’à présent impossible. On n'a pas encore réussi à inoculer la lèpre aux animaux et les résultats obtenus par les auteurs avec leurs germes de culture plaideraient plutôt contre la valeur de leur découverte.