Bavon. — Bril. med. journ., 24 février
96 Dr MARCHOUX [906]
ne possèdent pas une acido-résistance bien déterminée. Pour Bayon, le bacille de la lèpre serait un streptothrix seulement inoculable sous sa forme non acido-résistante.
Enfin, au troisième groupe, appartiennent les bacilles de Clegg', de Currie, Brinckerhoff et Hollmann”, de Duval”, de Marchoux*, de Twort”.
Tous ces bacilles se cultivent bien sur la plupart des milieux usités dansles laboratoires. Ils n’ont pas encore été tous passés suffisamment au crible de la critique pour qu'on puisse se prononcer d’une façon ferme sur leur compte et une enquête soigneuse s’imposerait pour en faire une classification ou un déclassement.
Bacille de Clegg. — Clegg, partant de cette idée que le bacille de Hansen mène toute son existence à l’intérieur des cellules, a eu l’idée de tenter la culture avec des amibes en culture pure mixte, c'est-à-dire cultivées en tubes en présence d'une seule espèce microbienne qui sert à lesnourrir. En additionnant à de riches cultures des tissus lépreux broyés, Clegg a isolé de petitescolonies non incluses darnsles amibes, mais vivant à côté d'elles, constituées par un court bacille nettement acido et alcoolo-résistaut. Les extraits de ces microbes ne possèdent aucune action spécifique sur les malades, ce qui ne peut nous surprendre beaucoup, étant donnée la toxicité nulle ou toutau moins faible du bacille de la lèpre. Le séro-diagnostic positif, quand on emploie ces cultures comme antigène, nest pas démonstratif, puisqu'on obtient des réactions positives avec le bacille du rat et avec la plupart des bacilles acido-résistants, pathogènes ou non. Le fait que le Lacille de Clegg a été isolé de nombreux cas de lèpre est intéressant, mais ne peut nous convaincre de sa spécificité. Les germes acido-résistants sont légion dans la nature. On en trouve facilement sur la peau saine.