‹ La lèpreChapitre 19 sur 26 · SWIFT. — Keanu. Occ. med. Times · texte numérisé non relu

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3. RECHETILLO. — Plusieurs cas de lèpre chez les nouveau-nés et leur signification au point de vue de l’hérédité de la lèpre. Journal russe des mal, cut.el vénériennes, t. V, n° 5, 1903.

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ques auraient été signalés. Lui-mème à Jérusalem où il exerce, il a assisté à l’accouchement de 29 lépreuses et, trois fois, il a vu des nouveau-nés porteurs de stigmates de lèpre. Il a même trouvé du bacille de Hansen dans une bulle de pemphygus chez l'un d'eux.

Sachant combien est répandu le bacille du Hansen dans l’organisme des malades, songeant qu'il est parfois véhiculé avec le sang dans les plus fins capillaires, nous pouvons admettre que, dans des circonstances que Sugai ‘ne considère pas même comme exceptionnelles, il puisse traverserle placenta etinfecter le fœtus. Mais ce mode de contamination est tout au moins rare, la règle est tout autre.

La lèpre n éclate guère chez les enfants avantl’âge de cinq ans; elle est plus commune encore vers treize ou quatorze ans, d’après Sand ”, et elle augmente de fréquence, après cet âge jusqu'à quarante ans. [Il est douteux, dansces conditions, qu’elle ait une origine ancestrale. D'ailleurs, pour vérifier l'hypothèse de Danielssen, A. Hansen ‘ est allé faire une enquête en Amérique dans les familles de 160 lépreux norvégiens qui avaient émigré. Parmi les descendants de cesmalades, il n’yavait pas delépreux. L'émigration avait done suffi à supprimer l'influence héréditaire. À la vérité, ce qu'on hérite de ses parents, quand ils sont lépreux, c'est comme pour la tuberculose, une sos plus grande à contracter la maladie.

Origine pisciaire., — Une autre hypothèse a été soutenue par Hutchinson *. Le léprologiste anglais ayant remarqué la fréquence plus grande de la lèpre parmi les populations riveraines de la mer ou des fleuves, a soutenu que les germes de la maladie leur étaient transmis par les poissons. Le bacille de Hansen, parasiteordinaire de ces vertébrés, passerait à l’homme par le tube digestif. Les poissons mangés crus ou insuffisamment cuits seraient les véhicules de cette infection.

1. Sucar. — Ueber histologische Befunde in der Placenta Tuberkulose und Lepra-Kranker. Cent. f. Bakt. Orig., t. VI-VIT, 11 décembre 1912.

3. HANSEN. — Die Ecblichkeit der Lepra. Virch. Arch., t. CXIV, 1885, p. 560.

4. HurcuinsON. — Prophylaxis of Leprosy. Arch. of Surg., I, 1889.

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La théorie d'Hutchinson a trouvé récemment un défenseur tout à fait imprévu en Sticker’, qui, ayant découvert un acidorésistant dans des poissons pêchés à Bergen, paraît tout prêt à admettre que le bacille de Hansen puisseemprunterune pareille voie de dissémination.

Des recherches comme celles de Sticker ont été faites ailleurs avec moins de succès. Ch. Nicolle, CG. Comte et G. Catouillard * n’ont jamais vu chez les poissonstunisiens de bacilles acido-résistants qu'on puisse confondre avec le bacille de Hansen.

L'hypothèse d'Hutchinson ne cadre pas non plus avec ce qu'on sait sur la distribulion géographique des centres lépreux. Toutes les populations lépreuses ne vivent pas au bord de la mer. On trouve des foyers de lèpre en voie d'extension sur des montagnes où la population pauvre et mal approvisionnée ne mange presque jamais de poisson, pas même des truites. D'autre part, si le poisson était l'agent de transmission de la maladie, on ne s’expliquerait pas l’action toule-puissante des léproseries pour faire diminuer la lèpre dans les régions maritimes.

Contagion. — L'opinion que A. Hansen a soutenu, depuis bien longtemps avec une ténacité de convaincu est, de toutes celles qui ont été émises, la plus acceptable. La lèpre, maladie microbienne, est une maladie contagieuse. Les enfants la contractent au voisinage de leurs parents et voilà comment elle se perpétue dans une même famille. Le succès de l’isolement dans des léproseries, qui a sauvé l'Europe au moyen âge et qui fait diminuer le nombre des malades partout où il existe, en est une preuve. Les Européens qui reviennent des colonies avec la lèpre, ne l’ont pas acquise par hérédité. La liste des cas qu’on pourrait citer est trop étendue pour prendre place dans ce travail. Qu'il me suffise de rappeler la communication récente de Cazeneuve * au sujet d’un soldat qui avait pris la lèpre en

. 1. SrickER. — Fragen zur Ætiologie der Lepra. 11e Conf. de la lèpre, t. LITRES:

2. CH. NicoLce, C. CouTE et G. CarTouiLLarp. — Recherches sur la lépre. Arch. de l'Inst. Pasteur de Tunis, 1909, p. 104. 3. CAZENBUVE. — Un cas de lèpre chez un soldat d'infanterie coloniale

Bull. Soc. Path. Exot. 1910, p. 696.

VO RTS PS

Nouvelle-Calédonie. Il me serait facile, à cette observation d'en ajouter 8 autres qui me sont personnelles et qui prouvent la contagiosité de la lèpre.

Les cas de contamination de personnes n'ayant Jamais quitté l'Europe et vivant en dehors de tout foyer lépreux, ne sont même pas très rares.

Benson ‘, à Dublin, a été consulté par un de ses clients qui portait des stigmates de lèpre et qui avait contracté sa maladie dans l'Inde. Il est mort au bout d’un an et demi. Son frère, qui avait couché dans le même lit que lui et qui avait porté ses vêtements, venait quelque temps après se montrer à son tour. Il était atteint de la même affection et n'avait cependant pas quitté l'Irlande.

Wolff”, à Strasbourg, a reçu dans son service un lépreux qui y est mort. Cet homme, qui s'était infecté au Tonkin, avait vécu pendant trois mois seulement avec un neveu qui, deux ans plus tard, était atteint de lèpre à son tour.

Lande * rapporte le cas d'une femme quiaété contaminée par un enfant confié à ses soins.

Perrin ‘ a vu une femme qui, sans sortir de France, a pris la lèpre au contact de son mari. Celui-ci avait rapporté sa maladie du Tonkin.

Dehio” a relevé en Livonie tous les foyers locaux de lèpre, toutes les familles lépreuses et toutes les maisons où se sont produits des cas de lèpre. Il n'a pas eu de peine à constater que des personnes, de familles absolument saines depuis plusieurs générations, pouvaient contracter la maladie en restant au service de lépreux. D'autre part, il a vu que, sur 112 malades résidant dans l’île d'OEsel, 49, c'est-à-dire 43,7 p. 100 seulement, appartenaient à des familles où régnait la maladie de

4. BENSON, J. Hawtrey. — Leprosy in Great-Britania. Brit. med. journ., 13 avril 1889.

2. Wozrr. — Ein Fall von Lepraansteckung, Ve Congrès intern. de Derm., fl, p. 81.

3. LANDE. — Mém. et Bull. de la Soc. de Méd. et de Chir. de Bordeaux, 13 novembre 1885.

4. L. Perrin. — La lèpre à Marseille. ZIe Conf. de la lèpre, t. MI, p. 69.

5. Deuio. — Ueber die Verbreitungswege der Lepra. 11e Conf. de lalèpre, PB IIS D. 16:

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Lazare, tandis que 63 ou 56,3 p. 100 étaient des membres de familles absolument saines.

Voies d'émission des bacilles, contagion directe. — La lèpre est une maladie transmissible, la preuve en est faile, et les chances de contagion ne manquent pas, car les malades répandent une grande quantité de bacilles autour d'eux par les suppurations et les ulcères dont ils sont si souvent porteurs.

En 1897, Jeanselme et Laurens”, étudiant les lésions des muqueuses chez les lépreux, observèrent que la pituitaire était presque toujours atteinte et d'une façon précoce. Trouvant sur ces lépromes superficiels unegrande quantité de bacilles spécifiques, ils émirent l'hypothèse que les germes pouvaient se transmettre par les mucosités nasales et que la pituitaire particulièrement exposée, précocemment frappée, pouvait être la voie d’absorplion du virus.

Cette opinion fut soutenue à rouveau à la conférence de Berlin par Sticker”, qui, dans l'Inde, a eu l’occasion d'examiner avec Koch de nombreux malades. Sur la pituitaire de presque tous, il a observé des ulcérations peu profondes, mais sans tendance à la guérison. Il n’hésita pas à soutenir que les bacilles émis au dehors avec le mucus nasal pénétraient chez les personnes saines par la pituitaire.

Z. Falcäo* a rapporté à laconférence de Bergen 3 observations qui viendraient à l'appui de cette opinion. Il examinait systématiquement et périodiquement le mucus nasal de ces trois | personnes qui vivaient au contact de lépreux. Les bacilles de Hansen ont été trouvés dans le nez de ces sujets avant l'apparition de tout autre accident. Une petite ulcération du septum rencontrée chez l’un d'eux qui avaitété suivi pendant quatreans, a été cautérisée au galvano-cautère. Aucun accident n’est survenu au eours des trois années quiont suivi.

Mais la majorité des observateurs n'ont pas sur les lésions

L. JEANSELME et LAURENS. — Des localisations de la lèpre sur le nez, la gorge et le larynx. Soc. méd. des h6p. 23 juillet 1897.

2. SrickER. — Mittheilungen über Lepra nach Erfarungen in Indien und Ægypten. Munch. med. Woch., 1897, nos 39-40.

3. Z. Farcâo. — Sur les lésions initiales dela lèpre. 11. Confér. de la lèpre, t'ALIT p.08:

nasales les idées absolues de Sticker. On admet généralement que le bacille de Hansen se rencontrerait chez 78 p. 100 des lépreux tuberculeux et chez 15 p. 100 seulement des lépreux nerveux ‘. Brinckerhoff et Moore *, recherchant les accidents primilifs du côté du nez, ne les ont point rencontré. Ils n'ont trouvé de lésion de la pituitaire que chez des lépreux avérés.

S'il n’est pas évident que l'infection se fasse par le nez, ilne paraît guère contestable que la voie d'émission des germes signalée par Jeanselme et Laurens et par Sticker puisse être un sérieux danger.

Mais elle n'est pas la seule. Schäffer* aurait trouvé des bacilles dans les particules de salive que rejettent les lépreux en parlant. Cette observation n’a pas lieu d’étonner quand on sait que les muqueuses de la bouche du pharynx et du larynx sont fréquemment le siège d’érosions spécifiques. Lie‘, à Bergen, a d'ailleurs vérifié cette assertion, mais il n’a recueilli le bacille de la lèpre que lorsque les malades parlaient fort ou toussaient. |

Klingmüller* signale la présence des bacilles de la lèpre sur la peau saine de tous les lépreux. En grattant la surface de l’épiderme de lépreux tuberculeux et en traitant les squames par la potasse à 10 p. 100, il a trouvé, après centrifugation, de nombreux bacilles dans le culot.

Gravagna”, examinant des pièces de monnaie maniées par une lépreuse, y a trouvé des bacilles acido-résistants. Mais quand on sait combien cette catégorie de germes est répandue

4. W. Kozce. — Mittheilungen.über Lepra nach Beobachtungen in Sud- Afrika. Deut. med. Woch., n° 39, 1899.

Tairoux. — Contribution à l’étude de la contagion et de la pathologie de lnlépres An. d'hyg.-col.,.t. VI, :4903:

. 2. W. R. Brixckernorret W. L. Moore. — Studies upon Leprosy, IV. — Publ. health bull. 1909.

3. SCHAEFFER. — Ueber die Verbreitung der Leprabacillen von den oberen js aus. Arch. f. Derm. und Syph., t. XLIII, 1898.

. H. T. Lie. — Berehning fra Plejestiftels en for Spedalske n° 1 i M Norsk Magazin for Lægervidenskaben, oct. 1899. p. 1227, et Lepra, t. I, 1900, p. 62.

5. KLINGMüLLER. — Ueber Veranderungen der Epidermis bei Lepra tuberosa und Auscheidung von Leprabacillen durch die Haut. Lepra, 4905, p.;13.

6. GRAVAGNAa. — D'autres sources possibles de contagion de la lèpre, Journ. des malad. cut. el syph., t. XIV.

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dans la nature, on peut se demander si les microbes rencontrés par Gravagna étaient bien des bacilles de la lèpre.

Les chances de contagion ne manquent pas, aussi ne s’explique-t-on guère que la lèpre ne se répande pas plus facilement encore qu’elle ne le fait.

Transmission indirecte. — Cerlains auteurs, arguant de ce que la lèpre conjugale est rare, sont portés à admettre que la maladie se transmet par voie indirecte et non pas par simple contact.

Chancre lépreux. — En 1797, un médecin allemand qui exerçait en Russie, Pfefferkorn ‘ émit l'hypothèse que la lèpre débutait par une lésion initiale à laquelle il donnait le nom de chancre lépreux.

Cette opinion a été énoncée à nouveau par Leloir, qui dit avoir vu un cas dans lequel la lésion lépreuse était unique et primitive.

En 1895, Marcano et Wurtz* furent consultés pour un enfant qui portait sur la tempe une petite tache de 5 millimètres, ressemblant à une éphélide. Une biopsie leur permit de porter le diagnostic de lèpre. Ils décidèrent, en conséquence, d’exciser toute la tache espérant ainsi entraver l'extension d’un foyer initial de lèpre. :

Gougerot”* a aussi vu un cas dans lequel la lèpre était signée par une simple macule qu'il a considéré comme la porte d'entrée du virus.

Je ne crois pas que pareille opinion puisse être acceptée sans preuve. Une tache de 5 millimètres est déjà une lésion importante et implique l'existence de milliards de bacilles. Il serait vraiment surprenant qu'un parasite des cellules migratrices fût resté cantonné en un coin de la peau et s’y fût multiplié de telle façon sans essaimer ailleurs. Le sort ultérieur de l'enfant

À. PFEFFERKORN. — Ueber die Norwegische Radesyge und spedalsked. Altona, 1707. |

2. Marcano et Wurtz. — Du diagnostic bactériologique précoce de la lépren Are defined ter pe et8900Pp. 1

3. GoucEror. — Marche de l'infection lépreuse. Lepra, t. VII, 1908, p. J2:

de Marcano et Wurtz ne nous est pas connu et ceci est bien regretlable. Si la lèpre avait été détruite au nid par une opération si bénigne, la preuve qui nous manque de la localisation prolongée des lésions initiales nous serait fournie.

Transmission par des insectes. — Presque tous les malades qu'on interroge s'accordent à désigner comme siège du premier léprome une partie découverte.

Une statistique, à laquelle on ne peut attacher qu’une valeur relative, puisqu'elle résulte d’une simple interrogation de malades, a” été établie par Cognacq et Mougeot”.

Elle porte sur 2.437 lépreux. La voici :

526 fois, la lèpre s’est généralisée d'emblée; 420 fois, la lésion initiale siégeait aux mains; 371 fois, aux pieds et aux mains; 331 fois, à la face ; 97 fois, à la face et aux membres; 38 fois, aux jambes; 29 fois, aux bras; 28 fois, au dos; 17 fois, à l'abdomen; 9 fois, aux dos et aux cuisses; 4 fois, au cou; 3 fois, aux épaules; 3 fois, à l'abdomen et aux membres; 2 fois, à la région fessière; 1 fois, au flanc.

Cette statistique semblerait indiquer que la lèpre débute par les parties du corps qui sont toujours découvertes dans les pays chauds. Une localisation aux parties exposées à la piqûre des insectes peut faire croire que les arthropodes jouent le rôle d'agents de transmission intermédiaires.

Moustiques. — Leloir”, dès 1886, considérait les moustiques comme des agents possibles de transport des bacilles de Hansen.

1. Cocxaco et Mouceor. — La lèpre en Cochinchine et dans la presqu'ile malaise. Lepra, t. II], 1900, p. 211.

2, LeLorr. — Trailé pratique el (théorique de la lèpre, Paris, 1886:

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Arning' remarque que la lèpre et les moustiques ont envahi les îles Hawaï à peu près à la même époque. R. Blanchard” fait ressortir que les pays à lèpre sont aussi des pays à moustiques. Hallopeau” et Chantemesse‘ sont très favorables à l'hypothèse de la transmission de la maladie par les culicides.

Sommer*, Scott°, Joly” admettent que ces diptères peuvent jouer un rôle important.

Noc*, en Nouvelle-Calédonie, a trouvé dans le tube digestif de moustiques nourris sur des lépreux des bacilles acidorésistants.

Goodhue" a fait des observations analogues.

Punaises. — Goodhue n’a pas borné ses recherches aux moustiques, il les a poursuivies sur les punaises dans lesquelles il aurait trouvé également des bacilles acido-résistants.

Récemment Long‘, rapporte aussi des expériences faites sur. des punaises qui, après avoir piqué des lépreux, ont présenté des bacilles acido-résistants dans le tube digestif.

Sandes‘' a fait les mêmes expériences et les mêmes remarques. Dans un cas, une punaise, ayant fait, seize jours auparavant un repas infectant était remplie de bacilles acido-résistants qui avaient envahi non seulement le tube digestif, mais la cavité générale et les tissus de l’insecte.

1. ARNING. — Arch. f. Derm. und Syph., 1891, no 1, Congrès de Berlin.

9. R. BLancuarD. — Bull. de l'Acad. de méd., 30 juillet 1905; Arch. de parasil., t. IV, 1904.

3. HaLLoPEAuU. — Leçons clin. de l'h6p. Saint-Louis. — Bull. de l'Acad. de méd., juillet 1901.

4. CHANTEMESSE. — Bull. de l’ Acad. de méd., 30 juillet 1901.

5. Sommer. — La lèpre en République Argentine, Sem. méd., 1898.

6. Scorr. — La contagiosité de la lèpre. Brit. med. Journ., 20 septembre 1900.

8. Noc. — Fonctionnement du laboratoire de bactériologie de Nouméa, Ann. d'hyg. col., t. VT, 1903.

9. Goopuue. — Spread of leprosy by insects. Journ. of trop. med., 1er juin 1906 et 15 septembre 1906.

10. C. Low. — A note on the transmission of leprosy. Lepra, t. XII, AOTE

11. L, SaxDes, — A note on the transmission of leprosy. Lepra, t. XI, 1911,

Recherches de contrôle. — Ehlers, Bourret et With”, qui s étaient précisément tracé comme programme de rechercher l'infection possible des punaises et des insectes piqueurs sur les lépreux, ont fait de multiples expériences, de très nombreusès el consciencieuses observations et n’ont jamais constaté, aux Antilles danoises comme en France, la moindre infection à bacilles acido-résistants chez les punaises et les autres insectes piqueurs.

Lebœuf”, en Nouvelle-Calodénie, a repris cette question avec le plus grand soin. Les expériences faites avec les moustiques, les punaises, les puces et les poux lui ont montré qu'il était impossible de considérer ces insectes comme des agents de transport des bacilles de Hansen.

Poux. — Tout dernièrement, G. H. Mc Coyet M.T. Glegg‘ ont annoncé qu'ils avaient trouvé de nombreux bacilles acido-résistants dans des poux capturés sur la tête de lépreux. Maïs cette observation n est pas de nature à réformer notre opinion sur l’innocuité des insectes piqueurs en ce qui concerne la lèpre. Nous savons, en effet, que les bacilles acido-résistants sont légion et qu'on peut en trouver très fréquemment chez les arthropodes les plus variés. S'ils ont la forme et les réactions colorantes du bacille de Hansen, ils n’en possèdent pas le pouvoir pathogène pour l'homme.

Nous en avons vu chez des Lœlaps qui, morphologiquement, ne différaient pas de ceux qui donnent la lèpre aux rats: Les expériences d’inoculation nous ont prouvé qu'ils ne devaient pas être confondus.

Cette démonstration n'est pas à notre portée en ce qui concerne la lèpre bumaine, mais l’analogie est manifeste.

Mouches. — William Wherry', Donald Currie‘ et, plus

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