MuGLisroN. — Journ. of trop. med., 15 juillet
4. E. v. Bassewirz. — Spielen die Krätzmilben eine Rolle bei der Verbreitung der Lepra? Ein Kasuistischer Beitrag zur Lehre des Aus: satzes, Münch. med. Woch., t. XLIT, 1905,
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Demodex. — Un autre acarien a été mis en cause par Borrel', c’est le Démodex. En coupant des tubercules lépreux. Borrel observa la présence jusque dans les glandes sébacées de démodex qui y avaient pénétré. Une de ces glandes effondrée contenait des bacilles et les démodex en portaient sur le corps. Cette observation lui suggéra une ingénieuse hypothèse.
La lèpre est une maladie familiale, à extension réduite. Le contact prolongé est nécessaire pour la contamination. Ces conditions de dissémination s'expliquent, si l'on admet le transport par les démodex. Ces acariens fixés dans les follicules pileux doivent se transmettre difficilement et seulement par un contact intime. Encore toutes les peaux ne se prêtent-elles pas à les recevoir. Il faut un ensemble de circonstances rarement réalisées pour que l'infection se produise :
4° Une glande sébacée effondrée et remplie de bacilles ;
2° La présence de démodex dans cette glande;
3° La possibilité pour les larves écloses de sortir de cette glande ;
4° La proximité d’une peau apte à les héberger;
5° La pénétration dans une glande du nouvel hôte de cette larve infectée, circonstance encore assez rare puisque les démodex vivent ordinairement dans les follicules pileux ;
6° Qu'en pénétrant dans les glandes, cette larve éraille les tissus au niveau du colle‘ de cette glande. Cette lésion est habituelle sans doute, car le rétrécissement du collet permet difficilement le passage d’un acarien aussi volumineux qu'un démodex.
La nécessité de trouver ces conditions réunies expliquerait le faible pouvoir de diffusion de la maladie.
Statistique de Sand. — Ce faible pouvoir de diffusion, la
statistique de Sand* le met en relief.
512 familles : 1 conjoint lépr. = 17 fois l’autre est devenu
OREUR LS LAN OT TR CORTE TL Soit : 3 0/0 495 familles : 1 conjoint lépr. — 1.712 enfants : 117 lépr. Soit : 6 0/0 17 familles : 2 conjoints lépr. — 63 enfants :°° 8 lépr. Soit : 12 0/0
Les familles, avec père lépreux, ont eu : 5 p. 100 d'enfants lépreux. Les familles, avec mère lépreuse, ont eu : 10 p. 100 d'enfants lépreux.
1. A. BorrEL. — Acariens et lèpre. Ann. Insf. Past., t. XXIIT, 1909, 2. LOG, cit.
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Aussi Sand est-ilassez disposé à admettre une contamination indirecte.
Il est vrai que la statistique relevée au Japon par Kitasato' donne un pourcentage notablement plus fort de contamination dans la famille.
Les difficultés de l'étude de la lèpre. — Le nombre et la variation des hypothèses formulées sur le mode mystérieux dont se transmet la lèpre, traduisent éloquemment l'ignorance dans laquelle nous vivons encore au sujet d'une maladie dont le germe a été le premier découvert des ennemis microscopiques de l'homme.
Quoique Hansen en ait signalé, l'existence dès 1871, bien moins heureux que pour beaucoup d'autres germes, nous ne savons encore ni le cultiver, ni l’inoculer aux animaux. C'est cette impossibilité d'expérimentation qui entretient l’obscurité dont l’épidémiologie de la lèpre reste entourée.
Dans l'espoir de tourner la difficulté et d'apporter dans cette question un peu de lumière réfléchie, si l’on veut bien me permettre cette expression, je me suis attaché, avec la collaboration du D' Sorel, à l'étude d’une maladie similaire qui sévit sur les rats d'égouts ?.
La lèpre des rats, maladie découverte par Stefansky en 1903, est, comme la lèpre humaine, répandue dans les cinq parties du monde. C’est une maladie qui frappe presque exclusivement le rat d’égout (Mus norvegicus) et qui présente à peu près les mêmes symptômes cliniques que la lèpre humaine. Chez les rats très fortement atteints, elle provoque une impotence fonctionnelle sérieuse. Quelquefois ils se traînent péniblement et on peut les prendre à la main. On reconnaît alors qu'ils
1. S. KirasarTo. Die Lepra in Japan, IIe Conf. de la lèpre, t. 11, p. 144. 2. Marcuoux et F. Sorez. — Recherches sur la lèpre. La lèpre des rats. Ann. de l'Inst. Past.,t. XXVI, 1912, p. 675, 718 et 936.