‹ La Leucémie Aiguë Chez L'EnfantChapitre 13 sur 42 · LÉGENDE · texte numérisé non relu

LÉGENDE

1. par karvolyse, pyenose, vacuolisation, disparition du protoplasma (peut être simple artefact).

2, par élargissement et moindre basophilie du protoplasma, tendance à la granulation : grains azur (différenciation spécifique).

8. par tendance au polymorphisme du noyau (maturation atypique).

4, par apparition de granulations d'Ehrlich en un point limité du protoplasma, qui, par ue perd sa basophilie (différenciation spécifique).

5. par répartition uniforme des eranula tions d’'Ebrlich ES renciation spécifique).

6. par tendance au polymorphisme du noyau, qui devient réniforme, en fer à cheval (différenciation spécifique).

7. par polymorphisme du noyau, polylobé (différenciation spécifique puis vieillissement). : |

8. par élargissement et moindre basophille du protoplasma, apparition possible de grains azur (différenciation spécifique).

9. par élargissement pins marqué du protoplasma ; noyau ambly-chromatique sans nucléoles (différenciation spécifique).

10. par tendance au polymorphisme du noyau (simple vieillissement ontogénétique). | |

11. par réduction de taille, basophilie plus marquée du noyau.

12. par condensation, du noyau, pachychromatique (différenciation spécifique).

13. par élargissement du protoplasma et tendance au polymorphisme du noyau (simple vieillissement).

14. transformation hypothétique du petit lymphocyte en grand et moyen mononueléaire (Jolly, Maximoff, Weidenreich).

15. transformation hypothétique dn grand mononueléaire en polynucléaire (Dominici) ou en métamyéloceyte (Pappenheim).

N. B. — Pour simplifier, n’ont été ici figurées ni les différentes espèces de polynucléaires dont la différenciation se fait dès le stade promyélocytaire, ni les plasmazellen dont la place reste incertaine.

D Are \

poser le diagnostic de leucémie ; on trouve des myélocytes plus ou moins évolués : promyélocytes, métamyélo-

:cytes et myélocytes proprement dits, et surtout l’élé-

ment caractéristique de la leucémie aiguë, la cellule-

embryonnaire, mieux appelée cellule indifférenciée. C’est une cellule arrondie, mononucléée, de grande taille, me-

surant en moyenne 15 à 20 ,, de diamètre, parfois 25 4,

rarement moins de 10 ,, Le noyau constitue à lui seul

presque tout le corps cellulaire, plus ou moins arrondi, d’une teinte rouge violacée assez claire, donc médiocrement basophile. Le noyau est formé d’une trame très délicate de chromatine, semée de nueléoles nets plus clairs encore que le noyau ; le protoplasma, toujours peu abondant, forme une mince couronne périphérique; -il est fortement basophile, sans aucune granulation d'Eurricu ou de grains azurophiles. Comme le dit Bou- DET, l'aspect peut être comparé au ,« négalif d’un leucocyle ordinaire ». Par ces caractères, cet élément se distingue des grands mononucléaires avec lesquels il à été longtemps confondu. Ces éléments existent en pro- portion de 5o % et plus. La constatation de ces cellules à ce taux est caractéristique de fa leucémie aiguë, même en l'absence d’hyperleucocytose, car l’on à décrit une

forme leucopénique (P. Grraup et J. ZUCGARELLt).

Les auteurs n'étaient pas d’accord sur la signification

de cet élément, d’où l'extrême confusion des termes. La cellule indifférenciée a reçu de ce fait de nombreuses désignations :

Cellule primordiale, cellule souche, cellule embryon-

naire, cellule immature, grand lymphocyte d'Earricx,

de se

lymphoblaste, .Jymphogonie, mryéloblaste, myélogonie, lymphoïdocyle de PAPPENHEIM, macrolymphocyte, myélocyte orthobasophile de Domiicr, polyeidocyte de Da- RIER, polyblaste de Maximorr, etc.

Le noyau peut devenir irrégulier et plus bre on lui a donné alors le nom de cellule de RIEDER.

BRoussoLLE rappelle que les cellules indifférenciées peuvent se rencontrer en dehors de la leucémie aiguë, par exemple dans la leucémie chronique myéloïde, mais à un taux moindre, qui ne dépasse guère 5 %. Au surplus, une leucémie chronique myéloïde peut se transformer en leucémie aiguë, transformation hématologique aussi bien que clinique. Gette mutation a été particulièrement signalée chez des malades ayant été traités par la radiothérapie.

Les globulins sont diminués, souvent ke façon considérable, en même temps, le caillot est irrétractile et le temps de saignement extrêmement prolongé. On observe tous tes stigmates cliniques et hématologiques de l’hémogénie ou de l’hémophilo-hémogénie.

AUTRES CONSTATATIONS HÉMATOLOGIQUES : La pâleur, la fluidité du sang, la facilité avec laquelle il s'écoule par la moindre plaie, telle la simple piqûre au doigt, pourraient peut-être éveiller l’attention.

ax Mécanisme de production de la leucémie aiguë (1). La leucémie est la conséquence de l’existence sanguine

d'une cellule de la moelle osseuse, cellule originelle dans

(1) Casrarawr: Journ. Médical français, 1922.

: ARE EEE

la lignée hématopoïétique, cellule mère, cellule souche, « cellule primordiale », « cellule indifférenciée ».

À l’état normal, les descendantes dé ces cellules souches ne quittent la moelle osseuse que parvenues au stade de leur développement où nous trouvons les glo- bules du sang normal ; mais lorsqu'il y a perturbation médullaire fonctionnelle, comme dans la leucémie, F Y a passage dans le sang des jeunes générations myéloïdes, qui normalement ne doivent pas quitter la moelle. Suivant une spirituelle comparaison, il y a passage dans le. sang des « jeunes classes » des cellules sanguines. Or, moins ces cellules sont avancées en développement, plus leur présence sanguine est l'indice d’une perturbation profonde de l'organisme. Dans la leucémie myéloïée chronique, on trouve tous les stades globulaires jusqu'aux promyélocytes inclus, jusqu’à la cellule indifférenciée même dans les transformations aiguës d’une leucémie myéloïde chronique, ainsi qu’AUBERTIN et GAILLARD l'ont montré. On comprend dès lors la gravité des cas cliniques de leucémie aiguë, qui apparaît comme épuisant ‘dans le sang les dernières réserves de la moelle osseuse, puisqu’y apparaît la cellule souche la plus élevée, « cel-

lule À », «. cellule primordiale », « cellule indifféren-

été: Frs * x x Pour nous résumer, nous disons qu’au point de vue pratique, l’établissement de la formule leucocytaire des Jeucémies aiguës n’est pas toujours chose facile. En dehors des formes relativement bien définies, comme

celles que nous venons de passer en revue, il existe de

Le

nombreux syndromes intermédiaires impossibles à classer. ;

Il est certain que, par le perfectionnement des techniques hématologiques, nos conceptions se modifieront encore. Pour le moment, la notion la mieux établie de la leucémie aiguë est l'existence dans le sang de la cellule indifférenciée, sous la réserve que d'ores et déjà existent des observations dans lesquelles une anémie s’accompagne d’une poussée de leucocytose à cellules embryonnaires sans que nécessairement la leucémie se cons-

titue.

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