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René Mougenot, Des Pratiques de la guerre continentale

pendant le premier Empire.

Léon Brühl (cité par Mougenot).

nationale qui sauva la France en 1592 et lui revint en 1814; c'est la conscience nationale qui souleva l'Espagne contre la domination étrangère et arracha l'Allemagne à son esclavage dégradant. C’est cette puissance invincible qui donna naissance au patriotisme allemand.

» L'’invasion étrangère, l’humiliation, la honte, feront enfin comprendre que l'Allemagne ne peut pas être un esprit pur, une âme sans corps, et qu'il faut lutter pour mériter de vivre. »

Le philosophe de Kænigsberg, Kant, aida l’Allemagne à se ressaisir et Fichte dégage enfin non seulement l’idée de patrie, mais encore la notion nette et précise de l’unité allemande, dans son dialogue sur le Patriotisme et son Contraire, ouvrage paru après sa mort. Mais Fichte prononça de son vivant ses célèbres discours à la nation allemande où il disait : il faut périr ou combattre; l'instant est décisif. « Dans l’excès du malheur public, l’idée de l’Allemagne une est née: elle ne s’effacera plus. » Puis le ministre d’État Stein, chassé du ministère par ordre de Napoléon, ne cesse d’écrire pour exposer ses espérances, dévoiler ses projets.

Arndt vulgarise l’œuvre de Stein et s’attache dans l'Esprit du Temps à faire revivre l’unité nationale : « Un homme, dit-il, est rarement assez héroïque pour supporter, sans se corrompre, la servitude et le

mépris; une nation ne le peut jamais. Pas de grands

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