‹ La Levée en MasseChapitre 29 sur 36 · Voici le texte de la proposition de Sir John Ardagh · texte numérisé non relu

Voici le texte de la proposition de Sir John Ardagh

«Rien dans ce chapitre ne doit être considéré comme tendant à amoindrir ou à supprimer le droit qui appartient à la population d’un pays envahi de remplir son devoir, d’opposer aux envahisseurs par tous les moyens licites la résistance patriotique la plus

énergique, »

guerres futures. L’histoire m’apprend que les circonstances sont souvent plus fortes que les hommes etplusfortes même que la meilleure volonté des généraux. La guerre restera la guerre, avec toutes ses misères, mais, faisant ressortir aussi les plus hautes qualités de l’homme. Puisque nous ne pouvons pas empêcher les misères de la guerre, tâchons au moins de les amoindrir. A ce sujet je me permettrai d'émettre quelques réflexions.

Aidés par les communications faciles qui multiplient les relations entre les peuples, le progrès et l'influence des sciences ont créé une opinion publique qui est gagnée aux idées pacifiques et humanitaires et qui les répand au loin.

Ce mouvement modeste dans ses commencements, comparable à un petit ruisseau, a acquis la force d’un torrent à partir du moment où il a trouvé le puissant appui d’un auguste souverain qui, de sa forte main, a planté en terre, comme un signe précurseur du xx° siècle, l’étendard de la paix et des idées humanitaires.

Ne passez pas légèrement à l’ordre du jour sur ce mouvement. Comme il n’est pas en votre pouvoir de fermer le temple de Janus pour toujours, ne vous exposez pas du moins d’avoir maintenu, dans nos jours éclairés, des usages et coutumes de guerre qui ne sont plus de notre temps. Nous ne travaillons pas ici pour l’avantage des uns et le préjudice des autres,

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