‹ La LévitationChapitre 9 sur 11 · THEORIES · texte numérisé non relu

THEORIES

milieu environnant ; de même un aimant repousse ; Æ

le corps qui est moins magnétique que le milieu m

dans lequel il est plongé. Peut-être que ce principe, rM

du à Becquerel, joue aussi un rôle dans la lévi- ’M

tation. -3

Cela paraît d'autant plus probable, qu'on a vu, J

dans les citations précédentes, la lévitation se produire comme une sorte de pi^olongement de l’agilité supernaturelle, c’est-à-dire de la diminution de poids des sujets (i) et que des ex- A

périences faites à la fm du siècle dernier sein. bleraient prouver que l’électricité diminue le poids des corps. M

Voici, en etfet, ce que dit Steiglehner, pro- ^

fesseur de physique à Ingolstadt, dans un ‘ ^

mémoire publié en 1 ^ 85 , à La Haye, sous le ;

titre VAnalogie de Vélectricité et du magné* , ;

Usine :

GX. — J’ai fait faire deux vaisseaux cylindriques de laiton ; je les ai rendus d’un poids égal, au moyen ^

d’une bonne balance et je les ai remplis d’une égale quantité d’eau. Le diamètre de chaque vaisseau était , ;

de 3i lignes. J’ai ôté un de ces vaisseaux de la balance et je l'ai électrisé avec Feau qu’il contenait; j’ai mis l’autre à quartier, mais je Fai laissé dans la ;

(1) On sait qiFautrefois on prétendait reconnaître les sorcières en les plongeant dans Teau ; elles étaient condamnées si elles surnageaient, c'est-à-dire si elles présentaient une légèreté spécifique plus grande que le commun des mortels.

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même chambre pour ne pas l’exposer à une autre température. Après avoir électrisé le vaisseau et l’eau qu’il contenait, pendant une heure, j’ai remis les deux vaisseaux suf la même balance et celui qui avait été électrisé pesait 12 grains de moins : il avait donc éprouvé une évaporation plus forte de la même quantité.

CXI. — J’ai placé un oiseau dans le bassin d’une balance et je l’ai électrisé pendant deux heures, ou plus. J’ai trouvé qu’il diminuait de plus en plus de poids, de sorte qu’il était à la fin plus léger de quelques grains, mais je ne puis pas encore en déterminer le nombre précis, parce qu’il est dilférent selon l’état de la machine et de l’air.

J’ai trouvé dans l’intervalle de temps que je viens d’énoncer quelquefois 8 grains, quelquefois 12. M. l’abbé Nollet a trouvé à peu près la même chose. Selon ses expériences (Mémoires de l'Académie Royale des Sciences : pour 1 ^ 47 ? P- î pour p. 178), un chat a perdu entre 66 et 70 grains, un pigeon entre 1 5 et 20 ; mais il électrisa pendant 5 ou 6 heures.

Certains magnétiseurs prétendent qu’on peut rendre un objet lourd ou léger en le magnétisant.

Nous animions, dit M. de Mirville (des Esprits, éd. de i 858 , p. 3 oo) que, nous-mêmes, sur un simple signe que nous transmettions k un magnétiseur, son somnambule, porté sur nos propres épaules, devenait a notre volonté infiniment plus léger, ou nous écrasait de tout son poids ; si nous vous alliruions encore que, sur un simple signe de nous k son magnétiseur placé k l’autre extrémité de la chambre.

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