‹ La liberté civileChapitre 75 sur 97 · LA PROPAGANDE · texte numérisé non relu

LA PROPAGANDE

D’abord ma croyance peut être niée, injuriée : c’est un besoin pour moi de la justifier, de la démontrer. Me réduire au silence devant une injure ou seulement devant une dénégation, c’est m’imposer une peine d’autant plus dure, que ma toisera plus ardente. Je suis père, j’ai la foi; je la dois à mon fils. Je suis homme, je dois la lumière aux autres hommes. Je suis croyant, je dois à mon Dieu de proclamer et de propager ma croyance. « On n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur un chandelier, afin qu’elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison ’. » -

Faudra-t il que j’envoie mes enfants puiser à la même source les sciences humaines et l’impiété religieuse ? Que je garde le silence quand ma foi sera calomniée, quand mon Dieu sera blasphémé? Que j’enfouisse dans mon cœur le plus pur et le plus enflammé de mes sentiments, que je comprime l’élan de mon esprit, que je le contraigne à oublier sa foi ou à la taire ? Que je voie à mes côtés

». Discoiir» de M. le procureur général Dupin, à la Cour de cassation, »8 sppleinbre »830. AfTuire dos prolcslants de Levcrgies.

2. Id. AiTüiredu pasteur Osler, »830. — Cf. M. Jules Delaborde, Liberté reli giru<e y pages »03 sqq.

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