Rapport sur la philos, en France au XîX'^ siècle
laires d'une proposition géométrique ; ils se succèdent enchaînés lés uns aux autres par des relations invariables. L'univers est un tout formé d'antécédents et de conséquents qui se développent d'après la loi inéluctable de la causalité.
Ainsi tout est phénomène. Tout phénomène est mouvement, au sens mécanique du terme ; tout mouvement résulte d'un antécédent qui le nécessite, et nécessite à son tour son conséquent. « Dans l'état « positif, l'esprit humain, reconnaissant l'impossibi- « lité d'obtenir des notions absolues, renonce à re- « chercher l'origine et la destination de l'univers et ce à connaître les causes intimes des phénomènes a pour s'attacher uniquement à découvrir, par « l'usage bien combiné du raisonnement et de l'ob- « servation, leurs lois effectives, c'est-à-dire leurs fit relations invariables de succession et de similice tude. L'explication des faits, réduite alors à ses a termes réels, n'est plus désormais que la liai- (( son établie entre les divers phénomènes particu- (( liers et quelques faits généraux, dont les progrès « de la science tendent de plus en plus à diminuer « le nombre ^ ». On arrivera, par cette méthode trop longtemps ignorée, à une formule unique,