‹ La libertéChapitre 60 sur 106 · Garofalo, ib · texte numérisé non relu

Garofalo, ib

dont les ouvrages de Lombroso, de Virgilio, de Marro, de Lacassagne, de Ferri fournissent toutes les preuves désirables. « Mon expérience personnelle, dit Garofalo, m'a toujours confirmé dans cette persuasion. J'ai choisi une fois par exemple un certain nombre d'assassins remarquables que je n'avais jamais vus, mais dont je connaissais les crimes dans tous leurs détails, d'après la lecture des pièces formant leurs dossiers ; je suis allé les visiter dans leur prison et j'ai pu me convaincre que pas un seul d'entre eux n'était exempt de quelques caractères dégénératifs frappants» ^.

Ainsi, les caractères que nous avons énumérés tendent à se grouper et deviennent de plus en plus saillants chez le criminel, à mesure que ses instincts se développent, à mesure qu'il s'élève dans l'échelle de la perversité ; et, par là même', on est fondé à conclure qu'ils sont la constante du criminel parfait, qu'ils en constituent le fond. C'est là une induction aussi solide que celle qui consiste à inférer l'inertie matérielle de la tendance dé plus en plus grande du mouvement à l'uniformité, à mesure que le frottement diminue.

Il faut d'ailleurs faire une autre remarque, si l'on

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