J. Simoa, la liberté civile, p
2. Enquête du 25 ventôse an* IX (16 mars 1801) : voir Babeau, VÉcole pendant la Révolution, et Guillaume, le Consulat^ dans le Dictionnaire de Pédagogie de Buisson.
, 3. Pelet de la Lozère, cité par Taine, 11, p. 159.
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les moyens d'instruction» disait Fourcroy dans l'exposé des motifs, reconnaîtront qu'il a fait à cet égard tout ce qu'il peut faire ^ »
C'était la nation qui avait toujours pensé cela ( et rien que cela : la loi du 7 floréal devint à ses yeux en matière d'enseignement, ce qu'en fait de législation fut le Code civil, la réalisation tardive, incomplète encore mais certaine, de son vœu le plus cher, le début d'un enseignement d*État. Elle n'y vit pas une entreprise du pouvoir sur les libertés des citoyens, mais la consécration du seul droit naturel qu'elle eût jamais revendiqué pour eux, le droit à la science et à la vérité.
II resta, malgré tout , beaucoup d'établisse^ ments libres, d'abord toutes les écoles primaires : « Apprendre à lire et à écrire sont sûrement choses nécessaires, mais quel est le gouvernement qui pourrait se charger d'un pareil fardeau ? Il est hors de la limite du possible, disait Fourcroy, qu'un tel enseignement soit établi par un grand peuple*. » Le Gouvernement se dérobait encore à cette partie de sa tâche, sans la nier : ce qui importe. Il l'abandonnait aux communes, chargeait ses sous-préfets d'exciter leur zèle®,
i . Arch, Parlem,, m« série, t. III, p. 480»
I n ffiS^* ®^ Gréard, Législation de VSnsHjgnement primaire,
Loi du 11 floréal an X, titre 11, art. 2 et 5.
rappelait de 1804 à 18 18, par exception^ les congrégations des frères des Écoles chrétiennes pour leur procurer un personnel qu'il ne voulait pas formera ses frais*-.
Et même alors, le Consulat ne se chargea pa3 de toute Tinstruction secondaire : à côté des lycées, il laissait des écoles secondaires subventionnées par des communes ou tenues par des maîtres particuliers ^, regrettant que Tétat de ses financeàne lui permit pas de les établir lui-même: « Il aurait fallu, disait encore Fourcroy, deux tnillions de dépenses annuelles, aux frais du Trésor public, pour deux cent cinquante écoles secondaires; ce n'est qu'après avoir reconnu que les moyens nécessaires pour cetle opération importante ne sont pas en ce moment à sa dispo-» sition, que le Gouvernement a cru devoir adopter un autre mode*. » Gomme Talleyrand laissait en partie Tinstruclion aux entreprises privées, et les Conventionnels de l'an II toute l'instruction secondaire, par économie, le P" Consul et ses Conseillers
1. ns rentpèrent dès 1801, surtout après le Concordat, en 1803. Portails proposa le 10 frimaire an Xli (2 déc. 1803) de les autoriser officiellement, et après discussion assez vive au Conseil d'État, ils reçurent cetle autorisation par Tari. 109 du décret constitutif de runiversité (17 mars 1808).